«Je suis un connecteur», résume Ludovic Fougère. Le Quimpérois qui vient de créer son entreprise, Babigoo (lire p.19), est bien connu du monde numérique finistérien. Il est le créateur du blog "Quimper en ligne" et surtout le porteur du projet de la Cantine quimpéroise, un espace de travail collaboratif et un lieu de création et de rassemblement. Pour lui, ce sont «les réseaux sociaux qui ont permis de lancer cette dynamique». Présent sur internet depuis la fin des années 90, Ludovic Fougère s'est vraiment rendu «visible» sur le web en 2010 grâce à l'arrivée des réseaux sociaux. «Quimper en ligne a permis de créer et fédérer une communauté d'acteurs du web en Cornouaille et dans le Finistère, raconte-t-il. Twitter a boosté tout ça : l'outil a permis d'organiserdes rencontres réelles, de savoir ce que font les gens et de faire du business ensemble». Il crée les Breizh'péro début 2011, qui réunissent les membres de cette communauté virtuelle à Quimper une fois par mois. De là germe une idée: «Ce rendez-vous est devenu vraiment important pour nous, sauf qu'aujourd'hui on est 40 et que ça commence à poser problème, explique-t-il. On a donc eu l'idée de créer une Cantine». Ces lieux ont germé un peu partout en France depuis 2008. Brest et Saint-Brieuc sont en train d'ouvrir la leur, après Rennes et Nantes. Ludovic Fougère, avec l'association qu'il a créée, Silicon Kerné, a commencé les démarches pour en ouvrir une à Quimper. «Nous avons rédigé le dossier et avons des contacts avec les collectivités et les entreprises privées pour commencer à récolter des fonds», renseigne-t-il. Il ne veut pas d'une Cantine réservée aux acteurs numériques quimpérois mais ouvert au contraire à toutes les professions qui travaillent en freelance.
Trois blogs, six comptes Facebook et Twitter, Viadéo et Linkedin
Aujourd'hui, l'entrepreneur gère trois blogs: celui de Quimper en ligne, de Silicon Kerné et son blog personnel. À chaque blog sont associés un compte Twitter et une page Facebook. 765 personnes le suivent sur son compte Twitter personnel sur lequel il tweete des informations locales et «échange avec les gens». Il est également présent sur Linkedin et Viadéo.Au total, ce community manager indépendant gère onze comptes différents sur les réseaux sociaux. Il se considère comme un entremetteur: «Je mets les gens en relation. Quand quelqu'un a besoin de telle ou telle compétence, je pioche dans mon réseau social et lui transmets». Pour lui, Internet et les réseaux sociaux sont surtout «un annuaire» qui lui permettent de trouver rapidement et facilement l'aide dont il a besoin: «En ce moment, je crée le site internet pour mon entreprise. J'ai lancé un appel sur Twitter et ai reçu un coup de main pour développer le site et créer la charte graphique».C'est aussi un outil essentiel pour rester en veille. «Je suis connecté tous les jours. J'ai des outils de recherche et de veille. C'est très important pour moi d'être au courant et de partager la bonne information sur Twitter». Ludovic Fougère n'a jamais fait partie d'un réseau traditionnel et dit n'en avoir pas besoin. «L'avantage d'internet c'est que je touche des gens qui font, eux, partie d'un réseau. Ils me transmettent les événements ou les informations qui peuvent m'intéresser. Je ne veux pas m'enfermer dans un seul réseau». Mais ce «breton geek», comme il se surnomme lui-même sur son blog, bien qu'hyper-connecté, compte faire de la communauté virtuelle créée autour de Silicon Kerne un réseau bien réel.
Présent sur internet depuis la fin des années 90, Ludovic Fougère, porteur du projet de la Cantine à Quimper, gère trois blogs et six comptes Facebook ou Twitter.