Le 30 mars dernier, la commission d’enquête a rendu un avis défavorable au projet de déclaration d'utilité publique des travaux de la ligne à grande vitesse au-delà de Bordeaux. Dans son rapport, la commission d’enquête pointait notamment une infrastructure lourde et coûteuse estimée à 8,3 milliards d’euros.
Favorable à la LGV qui mettra Bordeaux à 2h de Paris et Toulouse à 3h30, Alain Rousset, président du conseil régional d’Aquitaine, avait invité les partisans de la LGV à se mobiliser le 7 mai à Bordeaux. Une centaine de personnes étaient présentes dont Martin Malvy, le président de la région Midi Pyrénées, Marian Elorza, la secrétaire aux actions extérieures du gouvernement basque, Laurent Courbu, le président de la CCI d’Aquitaine, de nombreux industriels et entrepreneurs. Tous étaient venus dire ce que la LGV leur apporterait : plus de clients d’affaires, plus de business, moins d’isolement.
« Si la ligne à grande vitesse s’arrête à Bordeaux, les autres grandes métropoles seront isolées » a expliqué Laurent Courbu, le président de la chambre de commerce et de l’industrie d’Aquitaine. « Nous perdons 20 à 30 dossiers par an à cause du manque de transports. L’avion est trop cher et le train trop long se plaignent les clients », a souligné Michel Veunac, le maire de Biarritz. Aux opposants qui pointent du doigt le coût d’une telle infrastructure, Marian Elorza, la secrétaire aux actions extérieures du gouvernement basque, a quant à elle rappelé les coûts du TGV méditerranée : « 4,4 milliards pour la mise en place et 1 milliard pour les aménagements annexes ». Elle conçoit que le prix puisse effrayer mais il faut noter les bénéfices en retour.
Quant aux opposants sauternais qui s'inquiètent de voir la LGV traverser leurs vignes, Alain Rousset répond : « L’autoroute de Toulouse passe déjà par le sauternais. Et personne ne s’en plaint ». Or « une LGV ne bloque pas les arrivées d’eau, à l’inverse d’une autoroute.»