Les principaux projets industriels

Les principaux projets industriels

Non, l’industrie n’a pas dit son dernier mot. Des usines, il s’en construit encore en Loire-Atlantique et en Vendée. Notamment dans le domaine de l’énergie (Total, Alstom, STX) ou de l’aéronautique, dans le sillage d’Airbus.





Total. Le groupe va investir 400 millions à Donges

La décision sauve les 680 emplois du site et l’activité du port de Nantes Saint-Nazaire. Le groupe Total a décidé au printemps d’investir 400¬millions d’euros dans sa raffinerie de Donges. L’enveloppe va principalement permettre de monter une nouvelle unité enlevant le soufre présent dans le carburant. Avec cette unité de production, la raffinerie de Donges compte vendre davantage de carburants à plus forte valeur ajoutée et s’extirper de la concurrence des raffineurs américains. Dans un contexte de crise du raffinage, l’enjeu est de ramener à la profitabilité le site ligérien, qui perd plusieurs dizaines de millions d’euros par an. La nouvelle unité de production de la raffinerie ligérienne doit voir le jour courant 2019. Les études ont d’ores et déjà commencé, le début des travaux étant prévu en 2017. Le chantier va aussi entraîner le déplacement d’une ligne ferroviaire. Ce projet nécessite 150¬ millions d’euros d’investissement apportés à parts égales par Total, l’État et les collectivités locales.






STX. Encore 100 millions sur la table

Le chantier naval de Saint-Nazaire a investi 100 millions d’euros ces cinq dernières années. Sa direction compte faire aussi bien d’ici à 2020. Notamment en se positionnant sur le marché de l’éolien offshore. Le constructeur de paquebots de 2.600 salariés vient ainsi de construire une usine qui fabrique des sous-stations électriques et des fondations d’éoliennes marines. En fonction des commandes, de nouveaux ateliers pourraient voir le jour, à Saint-Nazaire mais aussi à Brest.






Alstom. 200 recrutements à venir

Employant 150 salariés (R & D et siège mondial de la division énergies marines renouvelables) à Nantes et allant en employer 150 à la fin de l’année à Montoir dans sa nouvelle usine de près de 20.000¬ m² qui fabrique des nacelles et des alternateurs d’éoliennes, Alstom va dans les prochaines années recruter 200 personnes en Loire-Atlantique. Il s’agit d’accompagner la montée en puissance de l’usine et des services de recherche et développement qui s’installeront dans le sud de l’agglomération nantaise.




Recherche industrielle. Le Big Bang nantais

Quatre projets d’envergure devraient venir renforcer la « Jules Verne manufacturing valley », bannière qui regroupe le pôle de compétitivité EMC2, l’institut de recherche technologique (IRT) Jules Vernes et les 26.000 m² des centres de recherche Technocampus et Technocampus Océan. Point commun entre ces structures : elles planchent toutes sur l’usine du futur, en mêlant entreprises, recherche et formation. Moyennant une trentaine de millions d’euros, un centre de formation aux métiers de l’industrie accueillera, en 2018, sur 8.000 m² un millier d’étudiants, en formation initiale et continue. Deux autres bâtiments de 4.000 m² verront également le jour, d’un coût évalué à 9 millions d’euros chacun. Cœur de la manufacturing valley, le premier regroupera les équipes administratives d’EMC2 et de l’IRT ainsi que des espaces pour les entreprises. Le second accueillera les équipes nantaises du CEA Tech. Ses effectifs pourraient monter à 140 salariés, contre une quinzaine aujourd’hui. Enfin, un nouveau centre de recherche mutualisé devrait accueillir au moins 200 salariés d’Alstom.




Airbus. L’accent américain ?

À Saint-Nazaire où il emploie 2.800 salariés, Airbus va investir 60¬millions d’euros en 2016 pour accompagner la montée en cadence de l’A320 et de l’A350. Mais un autre projet anime actuellement les équipes nazairiennes du constructeur d’avion, que dirige Gérald Lignon : la création d’un hub logistique. Celui-ci servira à stocker les tronçons, en provenance des autres usines du groupe, et les acheminer par bateau aux États-Unis, où Airbus vient d’ouvrir un site d’assemblage. Reste que l’usine de Hambourg, qui dispose déjà d’un hub similaire pour l’usine chinoise du groupe, s’est aussi portée candidate. La direction du groupe devrait prendre sa décision en 2017.






Figeac Aero. À la recherche d’un terrain

Le sous-traitant aéronautique du Lot, Figeac Aero, recherche un terrain de trois à six hectares pour développer son site de Montoir-de-Bretagne. Celui-ci pourrait employer une centaine de salariés d’ici 2018, puis 200 en 2020. Actuellement installée dans des ateliers de location, à proximité de Spirit, l’entreprise souhaite en effet diversifier ses clients et son activité.






Espace. Saint-Nazaire plutôt que Toulouse

Espace, sous-traitant aéronautique basé à Saint-André des Eaux et dirigé par Gwenaël Chatal, construira la nouvelle usine du groupe à Saint-Nazaire. La solution ligérienne l’ayant finalement emporté sur l’option toulousaine. À la clé, la création de 140 emplois d’ici 2018 et un investissement de 18 millions d’euros. Espace, qui emploie 280 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros en 2014, veut le doubler pour devenir une ETI à l’horizon 2018.






Armor. 35 millions pour les énergies

Fabricant de rubans encrés et de cartouches d’imprimantes, le groupe Armor, dirigé par Hubert de Boisredon, lance deux nouvelles activités liées aux énergies renouvelables qui devraient susciter la création de 120 emplois supplémentaires d’ici à 2020 pour le groupe qui emploie actuellement 2.000 salariés. La première activité porte sur la commercialisation de films collecteurs de courant pour batteries. La seconde sur des films photovoltaïques. D’ici à 2018, l’industriel va investir 35 millions d’euros, dont 24 en R & D pour soutenir son développement dans les énergies renouvelables.






MFC. Les vélos d’Intersport

Intersport va doter son usine MFC de Machecoul, qui fabrique des vélos (35 millions d’euros de CA), d’un centre logistique de 6.000 m². Celui-ci verra le jour au premier semestre 2016 et doit permettre d’assurer l’approvisionnement en vélos des magasins Intersport. Le groupe français pourrait doubler dans un second temps la superficie de son entrepôt.






Liébot. Projet d’usine à Lyon

Figurant parmi les leaders français de la fenêtre, le groupe vendéen Liébot (1.900 salariés, 402¬ milliosn d’euros de CA) projette d’ouvrir une usine d’au moins 30.000¬m² près de Lyon, d’ici à 2017, pour y fabriquer des fenêtres et des baies vitrées. Un terrain de treize hectares a été réservé sur le parc industriel de la Plaine de l’Ain. À la clé, plusieurs centaines d’emplois supplémentaires au sein d’une entreprise qui a repris l’an dernier en Pologne une usine de 200 salariés.






Janneau. Nouvelle ligne de production

Fabricant de fenêtres et de portes, Janneau est en train de préparer son plus gros investissement depuis cinq ans. Dans son fief du Loroux-Bottereau, la menuiserie de 430 salariés (56 millions d’euros de CA) va accueillir une nouvelle ligne de production. En 2016, celle-ci équipera un bâtiment de 4.500 m² dont sortiront des fenêtres et des portes en aluminium, le matériau actuellement le plus en vogue sur le marché de la menuiserie en France.






Man Diesel. 9 millions à Saint-Nazaire

Le motoriste allemand Man Diesel & Turbo étend son site de Saint-Nazaire (680 salariés, 200 millions d’euros de CA). En mai prochain, l’usine s’agrandira de 1.200 m². L’investissement de neuf millions d’euros permettra de moderniser la ligne d’assemblage et les bancs d’essais de l’entreprise, d’améliorer ses flux logistiques et de gagner en flexibilité. Man Diesel & Turbo fabrique des moteurs pour des navires, des sous-marins et des plates-formes offshore.






Mulliez-Flory. 5 millions en Vendée

Le créateur et fabricant de vêtements professionnels du Longeron (49) démarre les travaux de son nouveau site logistique de 6.000 m² à La Verrie, en Vendée. Le Choletais investit 5¬millions d’euros dans cette plate-forme, qui sera opérationnelle au printemps prochain et qui devrait rapidement faire l’objet d’une extension. Mulliez-Flory emploie 270 personnes en France et 450 en Tunisie, pour un chiffre d’affaires de 63 millions d’euros.






SFCMM. La PME investit cinq millions

Spécialisée dans le travail du métal, SFCMM (50 salariés, 11¬ millions d’euros de CA) va agrandir en 2016 son site de Saint-Herblain de 4.000 à 5.000 m². Cinq millions d’euros vont permettre à la PME dirigée par Olivier Baret d’accroître ses capacités de production avec l’arrivée d’une nouvelle ligne de découpe laser. SFCMM en profitera pour améliorer ses flux logistiques.






Privilège Marine. Le chantier naval recrute

Aux Sables d’Olonne, le fabricant de catamarans Privilège Marine a lancé un plan de recrutement de quinze personnes entre la rentrée 2015 et début 2016. Les embauches de la PME concerne principalement la production (menuisiers ébénistes, « opérateurs stratifieurs »…). Ses effectifs s’élèvent à 48 salariés, auxquels s’ajoute une trentaine d’intérimaires. Le chantier table sur une nouvelle croissance à deux chiffres en 2016.






Yaskawa. Nouvelle usine à Nantes ?

En cinq ans, le fabricant de robots Yaskawa France a doublé son chiffre d’affaires et augmenté de moitié ses effectifs. La filiale du groupe japonais emploie aujourd’hui 60 salariés et réalise 17¬millions d’euros de chiffre d’affaires. Anticipant une nouvelle phase de croissance, Xavier Lucas compte bien déménager dans un site plus spacieux. Le dirigeant espère doter Yaskawa France d’une nouvelle usine de 5.000¬m², toujours située près de l’aéroport de Nantes.






Lemer Pax. Nouveau QG près de Nantes

Fabricant des équipements de radioprotection, Lemer Pax quittera en mars prochain Carquefou pour La Chapelle-sur-Erdre. La PME de 50 salariés se dotera de locaux de 3.000 m², précédemment occupés par la société Dubus. Allant injecter deux millions d’euros dans ce transfert, Lemer Pax réalise 14 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 45% à l’étranger.






Sofop. Trentième permis de construire déposé

P-dg du fabricant de matériel pour le BTP Sofop (242 salariés, 32 M¤ de CA), Eugène Reitz dépose son trentième permis de construire. Moyennant un investissement évalué à 500.000¬ euros, le dirigeant compte regrouper dans un an la vingtaine de collaborateurs de ses services R & D, qualité et maintenance, aujourd’hui éparpillés sur plusieurs sites. Cela devrait se traduire par la construction d’un nouveau bâtiment de 800¬m² à Montoir de Bretagne.