Les meilleurs placements en 2017 (4/9) : Quid des fip et des fcip
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Les meilleurs placements en 2017 (4/9) : Quid des fip et des fcip

Avec des taux de rendement qui avoisinent les 8 %, les fonds d'investissement de proximité et les fonds communs de placement dans l'innovation restent risqués.

Photo : Goumbik - Pixabay CC0

Dans une logique de diversification de leur patrimoine personnel ou pour placer la trésorerie de leur société, les chefs d'entreprise peuvent être tentés de placer quelques billes dans un fonds d'investissement de proximité (FIP) ou dans un fonds commun de placement dans l'innovation (FCPI). Ces deux typologies de fonds communs de placement à risque (FCPR) offrent aux souscripteurs une réduction de l'IR de 18 % de l'investissement, plafonné à 12 000 euros, et une réduction sur l'ISF de 50 % des sommes versées, plafonnée à 18 000 euros. « Ce sont des placements qui, en contrepartie d'un effort pour participer au financement de l'économie réelle en investissant dans les PME, offrent une réduction fiscale très intéressante. Mais ce sont néanmoins des placements risqués surtout dans le cadre des FCPI puisque l'on est sur des entreprises jeunes et sur un segment spécifique, avec un taux de défaut relativement important. Pour obtenir de la performance dans un FCPI, il faut que l'on soit dans un environnement de croissance économique et de marchés actions bien orientés pour trouver des prix de sortie attractifs pour les participations prises », met en garde Bruno Lepleux, responsable de la gestion profilée et de la gestion institutionnelle chez KBL Richelieu.

Préférer le prêt participatif

Et de poursuivre : « Même en tenant compte de l'intérêt fiscal, il faut être extrêmement prudent. On peut le faire à la marge, quand on a un patrimoine déjà conséquent, mais cela ne peut pas être une stratégie d'investissement financier patrimonial. Le taux de casse dans les entreprises innovantes avoisine quand même les 30 % ».

Si des rendements annoncés entre 7 % et 8 % peuvent laisser rêveur, il convient donc de rester sur terre. « Ce sont effectivement des placements très risqués avec un faible taux d'entreprise pérenne à cinq ans. On peut donc très vite se retrouver avec une perte en capital assez conséquente. Si l'on souhaite participer au financement de l'économie réelle, il existe d'autres solutions d'investissement comme les fonds de prêt participatifs qui permettent d'avoir des choses plus sécurisées », explique Éric Mota, conseiller en gestion de patrimoine chez Forsis Patrimoine. Il s'agit en fait de fonds qui vont venir financer les fonds propres d'entreprises ou de promoteurs immobiliers. « C'est une solution originale assez bien maîtrisée. Le rendement va être progressif en fonction de la durée de maintien des fonds dans le fonds en question. Au final, on peut atteindre des taux de l'ordre de 4,5 % à 6 % pour une durée d'investissement de 18 à 24 mois », assure Éric Mota.

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