Les grands caps du Port de Bordeaux à l’horizon 2020

Les grands caps du Port de Bordeaux à l’horizon 2020

Tout juste validé, le projet stratégique 2015-2020 du Port de Bordeaux prévoit 100 millions d’euros d’investissements pour booster les trafics et s’impliquer davantage dans le territoire. L’ambition est d’atteindre les 9,5 Mt dans 5 ans, contre 8,5 Mt en 2014

Repoussée à plusieurs reprises, la validation du plan d’action du Port de Bordeaux dans les cinq ans est désormais actée par le conseil de surveillance du GPMB (Grand Port Maritime de Bordeaux) réuni le 19 novembre. Alimentée par le Port, l’Etat, l’Europe et les collectivités locales, une enveloppe de 100 M€ a été décidée pour développer les trafics portuaires. « C’est un effort conséquent correspondant à des investissements de 20 M€ par an contre 12 M€ par an ces dernières années», indique Christophe Masson, directeur du GPMB. Le Port, qui en 2014 a réalisé 8,5 Mt de flux de marchandises, ambitionne ainsi à l’issue des 5 ans d’atteindre les 9,5 Mt.

Un hub conteneurs au Verdon
Le trafic de conteneurs constituerait l’une des niches. Pour doubler les volumes, le Port travaille au lancement d’un Grand Terminal à conteneurs du Sud-Ouest (TCSO) sur le Verdon. Fermé depuis février 2013 pour cause d’outillage défectueux, ce terminal, dont l’exploitation a été confiée en 2014 à Europorte, pourrait reprendre du service fin 2015 ou début 2016. En novembre, deux portiques et neufs cavaliers ont été réceptionnés. Pour la reprise de la navette ferroviaire Bruges-Le Verdon, Europorte a procédé au recrutement de douze agents et à l’achat de deux locomotives neuves (8M€). Dans les 5 ans à venir, le Port, lui, prévoit 15 M€ pour des travaux de voiries et de réseaux, la construction de hangars et de plateformes dans des zones éloignées de l’hinterland. Cependant, les négociations avec les deux acteurs du conteneur, MSC et CMA, sont toujours en cours tout comme celles menées avec le personnel manutentionnaire.


15 M€ supplémentaires pour le dragage
Cœur de l’activité portuaire actuelle, les autres terminaux (Bassens, Ambès, Grattequina...) seront l’objet d’une modernisation (terre-pleins hangars, accueil de remorqueurs…) à hauteur de 15 M€ pour asseoir les filières-socles et mettre un coup d’accélérateur sur les trafics vrac à Bassens. De plus, primordial pour les utilisateurs du port, le dragage du chenal, outre les frais d’entretien habituels, bénéficiera de 15 M€ « ce qui permettra de gagner 80 cm sur les tirants d’eau actuels », précise Christophe Masson. Peu utilisables, les dessertes ferroviaires de pré et post-acheminement, elles aussi seront modernisées avec la volonté de « doubler la part modale de ferroviaire dans les 5 ans ».

Des missions élargies au démantèlement, refit…
Dans la lignée de la réforme portuaire, le Port montre, en parallèle, sa volonté de s’impliquer davantage dans des domaines plus éloignés. Ainsi 14 M€ seront dédiés aux activités de démantèlement de navires, de réparation navale de paquebots fluviaux et de refit de yachts. Partie prenant des évolutions urbaines, le GPMB prévoit de plus 10M€ pour l’aménagement des Bassins à flot. Sans compter la filière croisière en plein boom. Pour Christophe Masson, « la plus value que le Port peut apporter dans le développement du territoire constitue l’une des nouveautés de ce plan d’action ».