À l'école de l'entreprise

À l'école de l'entreprise

L'école n'a jamais été très ouverte à l'entreprise. Nombre d'enseignants pensent encore que faire entrer l'entreprise à l'école ou à l'université, c'est faire entrer l'argent, donc le mal. Un état d'esprit archaïque qui se résorbe heureusement. Cette incompréhension de l'entreprise a contribué à mélanger dans une même réprobation la finance folle et la vraie création de richesse. L'école doit s'ouvrir à cette école de vie qu'est l'entreprise. Elle pourrait aider nos compatriotes et notre pays à se redresser. C'est une éducation à la gestion: découvrir que l'argent ne tombe pas du ciel ou de l'État, qu'on ne dépense pas plus que ce que l'on gagne. C'est l'apprentissage de l'effort, de l'échec. C'est la découverte de la responsabilité: ce qu'on pense, dit et fait produit un effet dans le réel. C'est aussi le plaisir de créer, de faire progresser des personnes, d'avoir un pouvoir sur les choses et sa vie. Un véritable épanouissement personnel qui ne se contente plus de rêves mais qui les réalise. C'est encore une voie de réussite pour nos compatriotes où règne l'égalité la plus grande entre les individus. Ce ne sont pas les diplômes ou la naissance qui font les réussites entrepreneuriales. Les activités traditionnelles sont une voie magnifique de réussite. La Vendée, où le Journal des entreprises s'implante ce mois-ci, offre un extraordinaire panorama d'artisans travailleurs et créatifs qui ont industrialisé leur activité et développé des ETI aujourd'hui leaders. Le nouveau monde qui s'ouvre à nous favorise cette démocratisation de l'entreprise. Les nouvelles technologies offrent un nouveau vecteur de réussite bravant les barrières du savoir, de la fortune, des relations, des frontières. Les réussites de demain sont déjà en gestation autour d'un ordinateur dans des chambres d'étudiants. Profitons de la créativité française, notre atout majeur, soutenons-la, accompagnons-la plus vite et mieux que nos concurrents. Mettons la France à l'école de l'entreprise. ENTRE NOUS par Vincent Combeuil
Directeur des rédactions