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Le Relais du Bien-être lève un million d’euros pour développer son offre de séjours de répit
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Le Relais du Bien-être lève un million d’euros pour développer son offre de séjours de répit

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Dans l’Aube, le Relais du Bien-être a levé un million d’euros auprès de trois fonds. Spécialisée dans l’organisation de séjours thématiques pour les aidants familiaux et les personnes fragilisées par des évènements de vie, la PME espère ainsi engager des recrutements pour continuer son déploiement à l’échelle nationale. Et accompagner 4 000 personnes par an à horizon 2030.

Fabrice Provin est le président du Relais du Bien-être — Photo : Le Relais du bien-être

Organisant des séjours de répit pour les aidants familiaux et les personnes fragilisées par des évènements de vie, le Relais du Bien-être boucle une levée de fonds d’un million d’euros. Avec un cap clair. "Il s’agit de proposer nos solutions à encore plus de personnes, au bon moment de leur parcours de vie et faire de la prévention un levier d’impact social durable", appuie Fabrice Provin, président du Relais du Bien-être (15 salariés, CA 2025 : 3 M€).

L’opération a permis à la Banque des Territoires et à deux fonds gérés par INCO Ventures (Generali Investissement à Impact et Inco Investissement), d’entrer au capital de la PME basée à Troyes. L’action s’inscrit dans la déclinaison de la feuille de route "Santé et grand âge", du groupe Caisse des Dépôts, dont dépend la Banque des Territoires, qui mobilisera à cet effet 25 milliards d’euros à horizon cinq ans.

"En 2030, un salarié sur quatre sera aidant. Ce sont des personnes qui vivent une double journée, il est important de les accompagner"

Fabrice Provin reste l’actionnaire majoritaire du Relais du Bien-être. Ce dernier est notamment connu pour avoir fondé l’entreprise d’aide à domicile L’âge d’or Services (4 000 intervenants, 20 000 bénéficiaires), cédée au groupe La Poste en 2021.

Atteindre les 700 séjours par an en 2030

Travaillant en partenariat avec les groupes de protection sociale, les caisses de retraite, les collectivités locales ou encore l’Agence Nationale pour les Chèques Vacances (ANCV), le Relais du Bien-être organise des séjours thématiques partout en France, dans des lieux d’exception comme des châteaux. Agréée ESUS (Entreprise solidaire d’utilité sociale), la PME est également certifiée "entreprise à mission".

Les séjours sont pris en charge par des cofinanceurs, comme les caisses de retraite, les mutuelles ou encore l’ARS. Sur place, les participants, souvent envoyés par le corps médical, sont pris en charge par divers experts. "En 2030, un salarié sur quatre sera aidant. Ce sont des personnes qui vivent une double journée, il est important de les accompagner", lance Fabrice Provin.

Le Relais du bien-être a organisé plus de 200 séjours en 2025 — Photo : Le Relais du bien-être

En 2025, plus de 200 séjours ont été organisés. "Nous espérons dépasser les 300 en 2026", vise le dirigeant. Par la suite, le Relais du Bien-être a pour objectif d’atteindre les 700 séjours en 2030, soit près de 4 000 personnes accueillies par an. À ce stade, l’entreprise a accueilli 1 200 bénéficiaires depuis sa création, en 2015.

Une dizaine de recrutements

Présent dans plus de 50 départements, le Relais du Bien-être espère par cette levée de fonds "développer son offre de séjours sur mesure sur l’ensemble du territoire national", explique l’entreprise. Pour réaliser cette ambition, la PME prévoit d’opérer 9 recrutements en 2026, pour atteindre les 24 salariés.

La PME auboise emploie actuellement 15 salariés, et espère en recruter 9 autres en 2026 — Photo : Le Relais du bien-être

Une étude en cours

En parallèle, le Relais du Bien-être poursuit son engagement avec l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) et Y-Schools, qui réunit six écoles bac à bac + 5, à Troyes. L’objectif est "de prouver l’utilité des séjours, en menant une étude auprès des participants". Cinq chercheuses travaillent sur l’étude, qui s’étalera encore sur plus d’un an.

Une collaboration qui fera l’objet d’une table ronde le 17 novembre, sur le campus Brossolette de Y Schools, à Troyes. Le rendez abordera le travail mené entre les chercheuses et l’entrepreneur et devrait permettre d’engager une discussion autour de l’innovation sociale dans le bien-être.

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