Le groupe de promotion immobilière Alila va mal. Selon un communiqué du 11 octobre du promoteur lyonnais Alila, "le tribunal de commerce de Lyon a refusé d'ouvrir une procédure de sauvegarde accélérée" à son bénéfice.
"Cette procédure offrait l'opportunité de traiter efficacement les passifs financiers et bancaires du groupe tout en préservant la continuité de ses opérations et les collaborations avec les partenaires et fournisseurs. La cession à un partenaire stratégique était prévue à l'issue", regrette Alila (57 salariés ; CA 2023 N.C.), spécialiste du logement conventionné et intermédiaire.
Alila traverse depuis quelques années des difficultés financières, exacerbées par des facteurs conjoncturels tels que la hausse des coûts des matériaux, la raréfaction des financements et un marché immobilier en pleine crise. Ces obstacles ont conduit à des retards dans des projets et à une baisse de confiance des investisseurs.
Démêlés juridiques
Mais ce n'est pas tout. Au delà de ce contexte difficile, partagé par tous les acteurs de la promotion immobilière, la situation d'Alila est aggravée par des difficultés de gestion, qui se sont notamment manifestées par des impayés auprès de ses fournisseurs et sous-traitants. S'y ajoutent des démêlés judiciaires. Mis en examen pour harcèlement moral au travail, travail dissimulé, faux et usage de faux, abus de bien sociaux et placé sous contrôle judiciaire en janvier 2023, son dirigeant Hervé Legros, qui conteste les faits, peine à conserver le soutien de ses investisseurs et banquiers.
Selon notre confrère Le Moniteur, il y a un an, le promoteur déclarait "plus de 100 opérations en cours de chantier en France, représentant plus de 5500 logements principalement sociaux et intermédiaires". Il revendique désormais " plus de 60 opérations en cours de chantier et 50 projets en développement qui représentent 3 000 logements".