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Le projet de megafactory de fabrication additive abandonné, Phoenix Manufacture liquidée
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Le projet de megafactory de fabrication additive abandonné, Phoenix Manufacture liquidée

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Le projet de mégafactory de fabrication additive métal porté par Phoenix Manufacture et qui devait voir le jour dans les Deux-Sèvres est abandonné faute de financements. La start-up industrielle a été liquidée le 27 janvier. Son créateur prépare son rebond à l’étranger.

Phoenix Manufacture prévoyait d’acquérir cette énorme imprimante 3D. L’opération n’a pas abouti, faute de financements — Photo : Phoenix Manufacture

Fin de l’aventure pour la start-up industrielle Phoenix Manufacture, liquidée le 27 janvier. Ses sept associés fondateurs portaient le projet de créer la première megafactory européenne dédiée à la fabrication additive métal, dans les locaux de l’ancienne base Intermarché d’Alloinay (Deux-Sèvres). Ils envisageaient d’injecter 60 millions d’euros pour créer 300 emplois.

L’amertume du dirigeant

Las ! Une suite de déboires les a contraints à jeter l’éponge : "Notre investisseur indien a fui en février 2025, à force de constater la valse des gouvernements et l’absence de visibilité sur le budget", regrette Marco Calcamuggi, ancien PDG de Phoenix Manufacture. L’entreprise se positionnait pour fournir le ministère de la Défense en proposant de produire des pièces détachées pour la maintenance de matériel militaire, au plus proche de zones de guerre. "La Direction générale de l’armement (DGA) nous a imposé de nous rapprocher de grands comptes pour fonctionner, et ces derniers ne nous ont pas aidés, voire nous ont mis des bâtons dans les roues", accuse-t-il.

"La notion d’équipe est présente dans de nombreux pays, mais pas en France. Nous n’avons rencontré aucune solidarité."

"Nous n’avons eu aucun soutien. France Relance était aux abonnés absents, nous n’avons jamais eu aucune réponse. C’est assez lamentable. Par ailleurs, nous avions démarré des travaux avec Ariane Group qui n’ont pas été fructueux. La notion d’équipe est présente dans de nombreux pays, mais pas en France. Nous n’avons rencontré aucune solidarité."

Phoenix Manufacture devait investir dans une imprimante 3D gigantesque (modèle NGX). Non financée, elle est restée chez son constructeur allemand, SLM. Les neuf imprimantes moyennes que l’entreprise possédait dans les locaux d’un partenaire, Pantomeca, à Niort, sont aujourd’hui mis en vente, dans le cadre de la liquidation.

Un rebond possible en Ukraine

Si le projet de la fabrication additive métal porté par Marco Calcamuggi et ses associés dans les Deux-Sèvres a fait long feu, "la proposition de valeur, elle, a circulé". Les efforts menés pour développer Phoenix Manufacture n’ont pas été vains. L’entrepreneur prépare un rebond à l’étranger, notamment en Ukraine, où il s’est déjà rendu à quatre reprises, parfois dans le cadre du Gicat (groupement des industriels de la Défense), parfois en solo. Les contacts sont avancés avec l’Allemagne également et des pistes sont ouvertes avec la Pologne.

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