Malgré la tempête, malgré une manifestation de pompiers en grève (avec neige carbonique), malgré une coupure d’électricité (un sabotage selon le Préfet du Finistère, une enquête est en cours), Brest a bien inauguré, le 19 novembre, le premier téléphérique urbain de France (celui de Grenoble ayant plutôt une vocation touristique).
675 000 passagers par an attendus
Il relie désormais le centre-ville au nouvel éco-quartier et aux anciens ateliers des Capucins qui accueillera prochainement la cantine numérique, le village by CA, des commerces, la médiathèque, etc. Un investissement de 19,1 millions d’euros, financé à 50 % par le versement transport de la métropole. Construit par le fabricant de remontées mécaniques suisse, Bartholet Maschinenbau AG (250 salariés ; 42,6 millions d’euros de CA) et l’entreprise française Bouygues TPRF (620 salariés ; 200 millions d’euros de CA) filiale de Bouygues, le transport par câble passe 72 mètres au-dessus de l’arsenal et de la rivière Penfeld. L’opérateur, Keolis, attend 675 000 passagers par an.
Deuxième appel à projets de l'Etat sur les téléphériques
D’autres villes étudient la possibilité d’adopter ce moyen de transport en commun, même loin des pistes enneigées. Créteil, Boulogne, Nancy, Tolouse, Grenoble, Lille et Orléans, a cité la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, venue pour l’ouverture du téléphérique. Elle en a profité pour annoncer un second appel à projets de l’Etat pour ce type de transport en commun. « Le transport par câble répond aux problématiques d’embouteillages, il a moins d’emprise au sol que des rails ou une route. C’est le transport du futur », a déclaré la ministre.