Les Jeux Olympiques de Paris (JOP) 2024 ont dynamisé l’ensemble de l’économie française au troisième trimestre de l’année, selon la Banque de France. Des effets qui cumulés, ont contribué à augmenter de 0,25 point le PIB français au troisième trimestre 2024. Un surcroît d’activité "transitoire", tempère cependant la Banque de France, qui prédit "un contrecoup d’ampleur comparable" au quatrième trimestre.
Un effet négatif des JO "surestimé"
Sur le court terme, l’institution constate plus de retombées positives que négatives, contrairement aux craintes des entreprises, en amont des événements. "L’effet négatif des JOP sur leur activité semble avoir été surestimé", relève la Banque de France, qui constate que seul le secteur du bâtiment paraît "avoir ponctuellement ralenti son activité". L’Île-de-France, le Centre-Val-de-Loire, et Paca sont les trois régions qui déclarent le plus d’effets positifs ou très positifs après les Jeux Olympiques et Paralympiques, bien au-dessus de la moyenne nationale de 5,4 %. "Un résultat cohérent avec la répartition de l’afflux touristique", note le document. Finalement "à court terme, l’impact de la tenue des Jeux sur l’activité des entreprises s’est avéré plutôt limité, concentré sur quelques secteurs et aussi très hétérogène entre secteurs", selon la Banque de France.
La vente de billets et les droits télévisuels gonflent la croissance
La vente de billets a contribué, selon l’Insee, à la hausse observée de 3,7 % de la valeur ajoutée des services aux ménages au troisième trimestre de 2024. Cela représenterait 0,15 point de croissance trimestrielle du PIB. La deuxième hausse proviendrait des droits télévisuels pour la diffusion de l’événement, reversés par le Comité Olympique International. Un montant de 750 millions d’euros qui a fait augmenter la valeur ajoutée de l’information-communication de 2,1 % au troisième trimestre, selon l’Insee. La Banque de France estime de son côté l’impact des droits télévisuels sur la croissance du troisième trimestre à 0,05 point.
Des flux entrants et sortants qui se sont compensés dans le tourisme
Le secteur de l’hébergement-restauration a progressé de 0,8 % au troisième trimestre, sans qu’il soit cependant "possible, à ce stade, de distinguer l’effet propre aux JOP", prévient la Banque de France. En effet, si de nombreux touristes sont venus spécialement pour les JOP, d’autres se sont privés d’aller à Paris pour éviter la foule. "Les deux flux de sens opposés se sont pratiquement compensés, même si le solde net de visiteurs non-résidents a augmenté par rapport à 2023 de 360 000 visiteurs", constate la banque. L’événement aurait également été bénéfique pour le secteur des services aux entreprises, notamment dans la sécurité et l’événementiel. Des retombées positives à court terme, qui devraient disparaître des bilans des trimestres prochains.