Nouvelle étape dans le développement d’Invirtus. La société nantaise, spécialisée dans les solutions électroniques de géolocalisation et de tracking d’équipements, intensifie son déploiement à l’international. L’entreprise, qui emploie 20 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros, fabrique en Vendée et commercialise des capteurs de géolocalisation. Associés à une plateforme web, ils permettent d’assurer le suivi des biens qui en sont équipés. Utilisées en milieu industriel, ces technologies permettent d’assurer le suivi logistique des flux de matériels pour en optimiser l’utilisation ou de réaliser des inventaires automatiques. " On peut utiliser nos traceurs pour localiser les encours des ordres de production sur un site industriel, afin de mesurer combien de temps ils passent dans chaque zone de l’usine (usinage, conditionnement…). Cela permet d’identifier des goulots d’étranglement…", illustre Raphaël Pantais, cofondateur d’Invirtus, aux côtés de Frédéric Belhache. Les principaux clients de la start-up nantaise sont actifs dans les secteurs de l’aéronautique, de la défense et du ferroviaire.
Une innovation pour conquérir l’Amérique
Depuis quelques mois, Invirtus déploie commercialement le dernier né de ses modules IoT (internet des objets) de tracking. Cet émetteur Bluetooth de très petite taille ou "tag", alimenté par des cellules photovoltaïques, s’affranchit ainsi des piles et des problématiques de recharge associées. "Le clair de lune ou un éclairage néon suffisent pour recharger ce tag, adapté aussi bien au milieu extérieur qu’intérieur", souligne Raphaël Pantais.
Cette innovation constitue le fer de lance d’Invirtus sur le marché américain. En effet, la start-up, qui a réalisé 10 % de son chiffre d’affaires 2024 à l’export, principalement en Allemagne, veut porter cette part à 30 % en 2025, dont 20 % en Allemagne et 10 % en Amérique du Nord. "Nous voulons nous développer à l’international pour aller chercher un chiffre d’affaires additionnel et diversifier notre risque", explique le dirigeant. Pour attaquer le marché nord américain, Invirtus a participé, en début d’année, à la mission USA Aerospace organisée par Business France North America et Bpifrance aux États-Unis et au Canada. Pendant une semaine, les deux dirigeants d’Invirtus ont "pitché" chaque jour devant des groupes aéronautiques locaux, comme Pratt & Whitney, Collins Aerospace ou Bombardier.
"Nos produits innovants, qui permettent de tracer des moteurs d’avion ou des pièces sensibles, ont suscité des marques d’intérêt. Trois semaines après cette mission, nous avons enregistré une première commande. Auparavant, nous avions fait quelques ventes, plus petites, via un distributeur. Désormais, nous souhaitons attaquer en direct l’important marché de la défense américaine qui a besoin de modernisation. Pour l’instant, nous ne sommes pas impactés par les droits de douane américains", rapporte Raphaël Pantais.
Pour poursuivre son effort à l’export, Invirtus a recruté un commercial en Allemagne et un autre aux États-Unis. Ces développements se font sur fonds propres, l’entreprise étant rentable.