Dans un courrier adressé au Premier ministre et aux ministres des Affaires étrangères et des Transports, le Medef Gironde demande l’ouverture des droits de trafic nécessaires à la création d’une liaison aérienne directe entre Bordeaux et Dubaï, qui serait opérée par Emirates Airlines. "La suppression de plusieurs liaisons aériennes ces dernières années a fragilisé la connectivité internationale de la Gironde, justifie l’organisation patronale dans un communiqué, impactant directement les entreprises exportatrices, les investissements étrangers et le tourisme."
Une liaison inédite vers des zones "stratégiques"
Une liaison directe vers Dubaï, inédite jusqu’à présent quelle que soit la compagnie, permettrait ainsi à la région de "retrouver un accès privilégié aux marchés du Moyen-Orient, de l’Inde et de l’Asie, des zones stratégiques pour des secteurs clés comme l’aéronautique, la santé, les technologies ou encore les vins et spiritueux", argue le Medef Gironde. L’organisation assure être soutenue dans sa démarche par plus d’une vingtaine d’entreprises girondines.
Le Medef a chiffré les éventuelles retombées
Elle assure également que la compagnie aérienne de Dubaï Emirates Airlines a confirmé sa capacité à ouvrir rapidement la ligne dès lors que les autorisations nécessaires seraient accordées. En avançant des retombées économiques "significatives dès la première année d’exploitation" : plus de 80 000 passagers supplémentaires, dont 70 % de visiteurs entrants en Gironde, plus de 50 millions d’euros de retombées économiques directes, plus de 150 millions d’euros d’impacts induits, plus de 200 emplois créés sur le territoire, sans compter les emplois induits.
Au-delà du transport de passagers, cette liaison renforcerait aussi le fret aérien régional, estime le Medef. Un fret aujourd’hui dépendant des plateformes parisiennes.
L’aéroport "prêt" à accueillir Emirates mais soumis à un feu vert de l’État
De son côté, l’aéroport de Bordeaux-Mérignac nous répond être "prêt à accueillir Emirates". Ce serait une première pour la compagnie. " [Mais] même si elle veut venir, même si l’aéroport est prêt, même si les entreprises y voient des retombées économiques, l’État doit au préalable ouvrir des droits de trafic." Cette procédure peut prendre jusqu’à plusieurs mois.