Le Finistère assurance : Au Moulin des Landes en 2014
# Investissement

Le Finistère assurance : Au Moulin des Landes en 2014

Créée en 1874, la très discrète compagnie d'assurance quimpéroise a prévu de déménager en 2014, dans une zone plus en vue: route de Bénodet. Un investissement de plus de 4M€.

«On peut rester discret mais là, on s'était vraiment planqué!», plaisante André Berhouc, le directeur général adjoint de Finistère assurance. La compagnie quimpéroise a donc décidé de quitter la zone résidentielle où elle était basée depuis 1974, pour la route de Bénodet. En 2014, elle devrait emménager dans un nouveau bâtiment de 2.500m² à 3.000m² au Moulin des Landes. «Nous avons réservé un terrain de 12.000m² auprès de la Communauté de communes et nous présentons le dossier au conseil d'administration en mars», précise le dirigeant. L'investissement devrait tourner autour de 4 à 5millions d'euros. Cette installation dans des locaux plus grands permettra d'accompagner la croissance de la société, importante depuis quelques années. En deux ans, l'entreprise est passée de 30 salariés à 45. Elle vise 50 personnes en 2014. Elle a enregistré une augmentation de 10.000 contrats nette de résiliation en 2011. Son chiffre d'affaires aussi a progressé: il était de 15M€ en 2000, il atteint aujourd'hui 35M€. «Notre objectif est à 40M€ pour 2012», ajoute André Berhouc, qui est aussi directeur du développement. «On progresse mais on reste petit à l'échelle du marché des assurances. Nous sommes un acteur régional, à taille humaine», relativise-t-il.




Un héritage

Une fois établie à proximité de l'une des routes les plus fréquentées du département, la compagnie espère également remédier à son déficit d'image. «Pour une entreprise commerciale, il faut quand même se montrer!» Car malgré 126.000 sociétaires, 135.000 contrats et un investissement dans la culture locale dont un partenariat avec le Bagad de Quimper, ce membre de Produit en Bretagne manque de notoriété. «C'est aussi lié à la nature de notre activité, explique Vincent Macé, responsable de l'inspection. Nous ne faisons pas tous les types d'assurances. Ni santé, ni automobile, par exemple.» En effet, l'entreprise est un acteur atypique sur le marché. Pas de réseau pour l'accueil du public, les contrats sont commercialisés via un millier de courtiers. Une particularité héritée de son histoire. La compagnie a été fondée en 1874 par de grands propriétaires terriens - Bolloré, Chancerelle ou encore Feillet - à l'époque où chaque département lançait son assurance. «Au départ, il s'agissait juste d'assurer contre la foudre et l'incendie.» Elle est ensuite passée par une phase de coassurance dans les années 50. «On a par exemple assuré l'usine Renault de Boulogne-Billancourt. Notre part était de 0,001% tellement le montant global était important!», rapporte André Berhouc. Dans les années 70, le Finistère assurance s'est recentré sur la Bretagne et l'assurance aux particuliers, commerçants et agriculteurs. Aujourd'hui, l'entreprise mutualiste couvre des risques dans seize départements du grand Ouest. «Au-delà, cela devient compliqué. Nous voulons rester une assurance de proximité.»




Accent sur la prévention

Un environnement modeste qui n'empêche pas quelques «innovations». «Il y a trois ans, nous avons créé un nouveau produit: Finistère Évolution. Contracté par 6.000 personnes depuis, il consiste à garantir tout dommage accidentel sur les biens.» Un contrat tout risque mais dont la logique est à l'inverse des contrats classiques. «Plutôt que de lister tous les dommages compris, on liste les exclusions, comme la guerre. Du coup, le contrat est plus large», indique André Berhouc. En contrepartie, la compagnie demande à ses assurés d'être plus «prudents». Où en tout cas plus préoccupés de sécurité. «Alarmes, extincteurs, détecteurs de fumée... On veut qu'ils aient une meilleure notion des événements possibles, ajoute André Berhouc. On sensibilise au maximum. On offre des détecteurs de fumée, par exemple. L'humain est au centre de nos valeurs.»




Leader chez les commerçants

Une prévention qui permet de diminuer les accidents. «Nous sommes une assurance mutualiste. Si les sinistres se multiplient, c'est tout le monde qui paie!» Et grâce à cette politique, le Finistère assurance parvient à maîtriser le prix des cotisations.+3,9% pour les commerçants cette année alors que l'indice est de+4,6% et le marché au-dessus de+6%. La compagnie est de plus en plus présente sur ce segment des professionnels avec 25.000 contrats. «Nous sommes leader en Bretagne pour les commerçants. En 2011, nous avons progressé de 15%», précise André Berhouc. La principale activité demeure cependant l'assurance habitation classique avec 96.000 contrats et+12%. Enfin, l'entreprise a débuté, il y a dix ans, sur le marché de niche de la plaisance. Elle assure aujourd'hui 11.000 bateaux (+8%).

Le Finistère assurance



(Quimper) Directeur général: Yves Vidis 45 salariés 35M€ de chiffres d'affaires


02 98 90 22 78

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