Le dynamisme industriel confirme son ralentissement au premier semestre
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Le dynamisme industriel confirme son ralentissement au premier semestre

Le dernier baromètre industriel de l’État révèle une situation qui se stabilise et un dynamisme au ralenti. Le solde d’ouvertures et d’agrandissements d’usines reste positif, mais la concurrence internationale et les tensions commerciales limitent la dynamique, selon la Direction générale des entreprises.

Le secteur de la défense, au côté de l’industrie verte, porte les résultats du baromètre ce semestre — Photo : Nicolas Broquedis

Le contexte économique et international a eu raison de la dynamique de réindustrialisation en France. Au premier semestre 2025, le pays continue d’ouvrir et d’agrandir plus d’usines qu’il n’en ferme ou en réduit, mais à un rythme ralenti.

Le solde net d’ouverture et d’extensions est de + 9, "une baisse notable par rapport au semestre précédent (+ 48)", commente la Direction générale des entreprises (DGE) dans le dernier baromètre industriel de l’État.

Une déroute qui risque de se prolonger

Les tendances étaient pourtant "très positives en 2022 et 2023", rappelle la DGE. Mais l’année 2024 a mesuré "pour la première fois un ralentissement de la dynamique de réindustrialisation", commente la Direction rattachée à Bercy.

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Et la déroute pourrait s’accentuer. Plusieurs indicateurs économiques "couplés à d’autres éléments conjoncturels laissent présager que la tendance risque de se prolonger au second semestre 2025, voire en 2026", prévient la DGE.

La baisse des investissements étrangers (-7 % entre 2023 et 2024), la concurrence internationale accrue et la hausse des droits de douane aux États-Unis sont directement mis en cause.

Le secteur de la défense dynamique

Tous les secteurs ne sont pas égaux face à ces résultats. L’industrie verte comptabilise 11 ouvertures ou agrandissements d’usines. En lien avec le contexte géopolitique, "la montée en cadence de l’industrie de défense la place pour la première fois par les secteurs les plus dynamiques (+ 8), avec une prévalence des ouvertures et extensions dans l’aéronautique militaire", détaille la DGE.

Inversement, la chimie présente un solde global de -4 et les transports, notamment les équipements automobiles, comptabilisent 13 fermetures de sites. L’agroalimentaire affiche aussi une baisse importante.

L’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine profitent de l’élan de la défense

L’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine affichent "les dynamiques les plus positives, avec des soldes identiques de + 8 sur le semestre", indique la DGE. Des résultats permis grâce à l’implantation de l’aéronautique et de la défense dans ces deux régions.

À l’opposé, les régions du Nord Est de la France continuent d’observer une tendance à la baisse avec un solde négatif à -5 pour le Grand Est et les Hauts-de-France.

Autre région touchée par ce ralentissement : les Pays de la Loire. Pour la première fois le territoire affiche un solde négatif (-6), en lien avec la mauvaise posture du secteur automobile.

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