Le groupe Arkéa renforce son accompagnement des entreprises du marché de la Défense. Composé des fédérations du Crédit Mutuel de Bretagne et du Crédit Mutuel du Sud-Ouest ainsi que d’une quarantaine de filiales spécialisées (Fortuneo, Arkéa Capital, Suravenir Assurances…), le groupe bancaire coopératif de 11 500 salariés annonce en effet la création d’une filière "Défense & Souveraineté" et le déploiement de "solutions concrètes destinées à soutenir de manière ambitieuse et durable les PME et ETI du secteur, essentielles à la résilience industrielle française".
Des entreprises de l’industrie de la défense sous-capitalisées
Le marché de l’industrie de la Défense est estimé entre 4 000 et 4 500 PME et ETI. Ces entreprises emploient plus de 16 000 personnes en Bretagne et 19 000 en Nouvelle-Aquitaine, régions où le groupe Arkéa, qui accompagne d’ores et déjà 350 acteurs de la BITD, est implanté historiquement. Pour le groupe bancaire, ces entreprises sont "sous-capitalisées et confrontées à des marges plus faibles que la moyenne". Elles font face aujourd’hui "à des besoins croissants de financement, amplifiés par l’accélération des productions de Défense". "Nous souhaitons assumer pleinement notre rôle de partenaire stratégique des acteurs de la souveraineté", indique Julien Carmona, président du Crédit Mutuel Arkéa et du Crédit Mutuel de Bretagne.
Afin d’apporter des réponses aux besoins de financement aux PME, ETI et start-up de la Défense, le groupe bancaire brestois va réunir ses expertises bancaires, de gestion d’actifs et de capital-investissement au sein de sa nouvelle filière "Défense & Souveraineté". Il va aussi lancer de nouveaux outils de financement à destination des entreprises.
500 millions d’euros pour financer le cycle d’exploitation de la Défense
Arkéa s’allie à la banque publique Bpifrance pour créer une solution de financement, appelée "Avance Défense + " destinée aux PME et ETI qui conçoivent et produisent des équipements de défense. Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels et Bpifrance apportent ainsi chacun 250 millions d’euros à ce dispositif qui vise à financer le cycle d’exploitation des acteurs de la BITD.
Cette solution permet aux donneurs d’ordres de régler leurs fournisseurs par anticipation grâce à un crédit de trésorerie. Elle leur permet aussi de différer le paiement de leurs factures pour préserver leur liquidité, tout en assurant un paiement à l’échéance à leurs sous-traitants. Quant aux PME et ETI sous-traitantes, "elles peuvent transformer rapidement leurs factures en trésorerie pour financer leur BFR (besoin en fonds de roulement) et assurer la production, sans mobiliser d’autres lignes de financement", indique un communiqué d’Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels et Bpifrance.
Un fonds de 250 millions d’euros en faveur de la souveraineté
La filiale Arkéa Asset Management est ainsi en train de lancer un nouveau fonds de dette privée, "France Souveraineté PME". Doté de 250 millions d’euros, il financera des opérations de haut de bilan de PME et ETI françaises rentables et en croissance. Les financements ne seront pas réservés aux marchés de la Défense stricto sensu : 60 % des montants seront injectés dans un des "axes majeurs" de souveraineté : alimentaire, digital, technologie, recherche…
Un fonds de capital-investissement en projet
Enfin, Arkéa Capital, filiale de capital-investissement du groupe breton, projette de lancer un fonds "Souveraineté", dont un des objectifs sera d’accompagner les besoins en fonds propres des PME et ETI du secteur de la BITD.