En 2024, le coût du travail s’élevait en moyenne à 33,5 euros dans l’Union européenne, et à 37,3 euros dans la zone euro. Des chiffres en hausse comparés à ceux de l’année 2023, sur les deux périmètres (+1,6 euros dans l’UE), selon les données officielles d’Eurostat.
L’office statistique de l’Union européenne constate "un fossé" entre les pays du continent, avec le coût du travail le plus bas enregistré en Bulgarie (10,6 euros), en Roumanie (12,5 euros) et en Hongrie (14,1 euros), d’un côté, et les plus élevés, enregistrés au Luxembourg (55,2 euros), au Danemark (50 euros) et en Belgique (48,2 euros).
Le coût du travail français proche du niveau allemand
En France, le coût du travail s’élève à 43,7 euros, en haut de classement européen, à un niveau comparable à celui de l’Allemagne (43,4 euros). Et derrière les pays pré-cités, ou encore derrière les Pays-Bas (45,2 euros). L’indicateur utilisé par Eurostat comprend les "salaires et traitements" ainsi que les "coûts non salariaux" (comme les cotisations sociales patronales et certaines taxes), principalement.
Une hausse de 5 % sur un an dans l’UE
Autre enseignement de l’étude, en 2024 le coût du travail augmenté de 5 % dans l’UE et de 4,5 % dans la zone euro. Les montants ont augmenté dans tous les pays, avec des pics à environ +14 % en Croatie, Roumanie, Bulgarie et Hongrie. L’étude couvre l’économie au sens large (industrie, services, construction), à l’exception de certains secteurs comme l’agriculture, la pèche ou encore celui des administrations publiques.