Basée à Andolsheim, à côté de Colmar, où elle gère le tiers-lieu éponyme, l’association Or du Commun vient de réaliser une fresque des énergies pour entreprendre (Fée) avec l’appui de douze candidats aspirant à créer leur propre structure. Afin de diffuser cette "fresque" -un atelier pédagogique basé sur un jeu de plateau- au plus grand nombre, le collectif a lancé une campagne de financement participatif sur la plateforme strasbourgeoise Okoté en vue de récolter 15 000 euros, d’ici la fin octobre, dont un tiers en provenance de particuliers. D’autant que le principe d’Okoté, soutenu par France Active Alsace, permet de générer automatiquement des fonds auprès des collectivités territoriales que d’entreprises.
Avec le soutien de la CeA, de la Banque de France et d’un cabinet d’expertise comptable
Dans le cas de la Fée, la Collectivité européenne d’Alsace (CeA) ainsi que l’antenne colmarienne de la Banque de France et le cabinet d’expertise comptable CM Expert (une trentaine de collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 2,4 millions d’euros), également implanté à Colmar, permettent de tripler les montants injectés par les particuliers. "Ce projet correspond à nos valeurs", indique Sébastien Forges, PDG de CM Expert qui "accompagne 60 créations d’entreprises par an avec un taux de réussite de 96 % au bout de cinq ans".
Pour Cécile Philippe, directrice déléguée de la Banque de France de Colmar qui déploie une action de mécénat au titre de l’inclusion économique et sociale, cette fresque "permettra aux néo-entrepreneurs de se stimuler, de se donner confiance et d’avancer plus vite".
Les intrapreneurs également ciblés
L’argent récolté servira à "prototyper la fresque, en lui donnant corps pour l’éditer puis la diffuser dans le Grand Est", selon Marina Patrouchéva, directrice du collectif Or du Commun. Une fois matérialisée, elle sillonnera ainsi plusieurs tiers-lieux du Grand Est et servira d’outil pédagogique au prochain salon Emploi Formation Alsace programmé à Colmar en janvier 2025. "Cet outil s’adresse également aux entreprises où des profils peuvent émerger en vue d’obtenir des postes à responsabilités et où on trouve de plus en plus de profils d’intrapreneurs", poursuit-elle. Avec la Fée, elle entend ainsi "alimenter le débat au sein des entreprises" au travers "d’animations pour les collaborateurs qui peuvent également être des moments de cohésion".