Difficile d'afficher de fortes ambitions économiques quand sa commune s'étend sur seulement cinq hectares et ne dispose quasiment plus de terrains disponibles. C'est pourtant l'ambition de Patrick Bobet, maire du Bouscat, et de son adjoint en charge de l'économie, Joan Taris. « Dès son élection, Patrick Bobet a annoncé que le développement économique constituait l'une de ses quatre priorités », déclare Joan Taris. C'est ainsi qu'il a été décidé de doubler la superficie de la zone Godard. Un hectare supplémentaire verra le jour entre 2018 et 2020.
Départs de Renault et Peugeot
Du foncier disponible devrait également être récupéré à l'occasion des travaux qui verront le jour suite au départ de plusieurs concessions automobiles. À l'emplacement du garage Renault, le projet immobilier prévoit l'aménagement de 1 300 m² de bureaux et 2 150 m² de commerces. Et sur le site occupé par le garage Peugeot, à deux pas de la barrière du Médoc, la note programmatique préconise que le futur ensemble immobilier soit occupé à 25 % par de l'activité économique. De l'activité économique pourrait également voir le jour dans le quartier populaire Lyautey Champ de course, qui en est aujourd'hui dépourvu. « Nous discutons avec Gironde Habitat pour libérer deux pieds d'immeuble, annonce Joan Taris. L'idée est d'y accueillir des activités liées à l'économie sociale et solidaire ».
Volonté d'accueillir des lieux d'enseignement supérieur
Enfin, la municipalité souhaite que Le Bouscat accueille des lieux d'enseignement supérieur. La ville « pourrait accueillir demain des activités de formation et d'enseignement supérieur privé, classiques ou innovantes telles que des écoles d'entreprises » est-il indiqué dans le Schéma de développement économique. La zone où était située la gare de Ravezies a été identifiée pour héberger ce type d'activités. « Un lien pourrait être fait entre ces établissements de formation avec de futures implantations de pépinières, incubateurs ou couveuse d'entreprises ».