. Les stocks dormants ont été cédés, les dépenses inutiles coupées, les salaires bloqués et les recrutements stoppés: grâce à la nouvelle organisation mise en place en 2009, LDLC. com prévoit de faire, dès cette année, 2M€ d'économie. Et, alors que les trois derniers trimestres ont enregistré une activité en croissance, c'est tout sourire que Laurent de La Clergerie, dirigeant fondateur de l'enseigne de vente en ligne de produits technologiques, aborde l'avenir. Alors que l'entreprise, en pleine ascension, avait subi un problème logistique qui lui a valu une perte de 4M€ en 2005, la voici à nouveau offensive.
Ouverture au grand public
LDLC.com représente 95% du chiffre d'affaires du groupe éponyme, essentiellement réalisé en France et quelque peu en Suisse et Belgique. Il a la particularité de séduire une clientèle de spécialistes (40% de ses clients sont d'ailleurs des entreprises) mais va néanmoins dès ce mois d'octobre (ou en février, après la période de Noël, si le projet prend du retard) être relooké pour attirer, aussi, le grand public. «Nous avons une clientèle fidèle qui est plus attentive au service et moins regardante sur les prix que celle de nos concurrents, avance le dirigeant. Notre site n'a pas changé depuis dix ans, il est temps de le refondre.» Plus attrayant, le nouveau site ne devrait toutefois pas être tout de suite modifié dans sa partie professionnelle. Quant aux boutiques de Vaise (historique) et Paris (ouverte en 2007 pour tenter de plus capter la clientèle d'Ile-de-France), elles ne devraient pas connaître de changement majeur.
Sites à potentiel
Parallèlement à LDLC.com, le groupe a développé une myriade de sites dans les années 2005-2006. Mais se concentre aujourd'hui sur ceux qui offrent le plus de potentiel. Parmi les sites en sursis: Plugsquare, spécialisé sur la musique mais qui ne décolle pas, Fillspot, site de vente de cartouches, et Lapcorner, dédié à la vente d'ordinateurs portables, dont le programme devrait être intégré au site LDLC.com. En revanche, Maginea.com, site de décoration de la maison, offre de belles perspectives: «Avec 2,5 M€ de chiffre d'affaires en 2010, il devrait atteindre le point mort, précise Laurent de La Clergerie. En 2011, son chiffre d'affaires devrait être de 10M€. Nous retrouvons des taux de croissance qu'on avait au début, avec LDLC.com. » Et, là où l'expérience à l'international n'a pas été tentée avec LDLC, en raison de marges trop faibles, Maginea pourrait être l'occasion de franchir les frontières. À commencer, dès 2011, par le marché européen. Enfin, le groupe appuie aussi sa stratégie de développement sur Anikop. Cette filiale, née d'un projet d'un salarié en 2007 et financée par LDLC, développe et distribue un système automatisé de gestion de tout moyen de paiement hors argent. Initialement spécialisée sur le traitement des tickets restaurants, elle a été étendue à tout autre titre, tels que les chèques cadeaux. «Nous visons 2M€ de chiffre d'affaires en 2010 et l'équilibre, avance le dirigeant. L'activité devrait être très rentable à partir de 2011.» Autant de projets porteurs qui, après un cru 2009 maussade, laisse entrevoir un retour à une «belle croissance cette année ». «La trésorerie devrait repasser en positif à la fin de cette année », pronostique le P-dg de l'entreprise cotée en Bourse. Du coup, des projets d'acquisition ou de rapprochement qui n'avaient pas pu aboutir ces dernières années pourraient intervenir à court ou moyen terme.
Le site de vente en lignede produits technologiques renoue avec la croissance et sort ragaillardi d'une année 2009 placée sous le signe des économies internes. La société d'Écully fonde aussi de grands espoirs sur son site dédié à la décoration de la maison Maginea.com