Si la fièvre entrepreneuriale était une maladie, Julien Moccaldi-Blein en serait vraisemblablement atteint. Après avoir créé une première entreprise en décembre dernier, le jeune homme de 25 ans a décidé de récidiver cet automne, soit seulement neuf mois plus tard. Une seconde société Lavage Varois pour laquelle il n'a pas eu de mal à convaincre ses banquiers, sa première entreprise Hayons Varois, la franchise varoise du réseau Hydroparts Assistance, ayant été « rentable au bout de six mois ».
« Une création pure »
Désormais aguerri à l'entrepreneuriat, Julien Moccaldi-Blein s'est cette fois lancé « dans la création pure », sans le moindre accompagnement. « C'est vraiment mon bébé, ma création, une fierté supplémentaire ». Un projet qu'il a monté en seulement trois mois. « L'idée m'est venue de ma clientèle. J'ai identifié le besoin et ça s'est fait naturellement », résume celui qui, au volant de son véhicule itinérant, entretient et dépanne en urgence les hayons élévateurs dont sont équipés 180.000 véhicules en France. Au cours d'une discussion avec un de ses clients, il s'est ainsi aperçu que les lavages automatiques étaient inadaptés aux parcs de véhicules légers (VL), semi-remorques et porteurs en itinérance, ce type de véhicules étant à la fois trop haut et trop large. « Il existe des solutions, mais pas sur le Var. Comme cela réclame un bel investissement, seules les grosses sociétés disposant de flottes importantes y ont recours ».
Des produits 100% éco label
Alors le jeune homme a imaginé « une prestation adaptée à toutes les PME et TPE » qui constituent la très large majorité du tissu économique varois. Sur le modèle de sa première entreprise, Lavage Varois interviendra directement sur le site du client. « On s'est doté d'un camion itinérant de 4 mètres et demi de hauteur pour 2 mètres de longueur. Il est équipé d'un karcher avec un moteur autonome ». Pour l'intérieur du véhicule, il a opté pour un nettoyeur vapeur. Soucieux d'offrir un service de qualité - « il faut que d'aspect le véhicule ait l'air sorti de la concession » -, il n'utilise que des produits biodégradables. « C'est important commercialement et cela évite de polluer les sols ». La clientèle ciblée, plus large que celle de Hayons Varois, est en premier lieu constituée des transporteurs, qu'ils soient équipés ou pas de hayons élévateurs. La prestation s'adresse aussi aux agriculteurs équipés de véhicules, sociétés de bus, aérodromes, ainsi qu'aux bateaux. « On lave tout ce qui est sale ». Fort de contacts noués avec certains de ses clients, le jeune entrepreneur, qui a investi 11.500 €, table sur un chiffre d'affaires de 80 à 90.000 € sur la première année d'activité.
LAVAGE VAROIS
(Gonfaron) Julien Moccaldi-Blein CA prévisionnel : 80 à 90.000 € 06 22 63 71 30 @email