En 2024, la région Auvergne-Rhône-Alpes reste un acteur majeur de l’innovation en France. Elle conserve en effet sa deuxième place en matière de demandes de brevets, avec exactement 1 294 demandes déposées auprès de l’Office européen des brevets (OEB), derrière l’Île-de-France (7 100 demandes).
Des secteurs en pleine effervescence
L’innovation régionale se distingue particulièrement dans les technologies médicales, avec 159 demandes déposées, enregistrant une croissance de 12 %. Le secteur des transports, autre pilier régional, enregistre quant à lui 120 demandes (+9 %). D’autres domaines clés émergent également : les polymères (78 dépôts, + 6 %), la métallurgie (74 dépôts, + 6 %) et les machines électriques (64 dépôts, + 5 %) viennent compléter ce tableau d’une innovation diversifiée.
Au cœur de cette dynamique, des géants industriels régionaux continuent de jouer un rôle moteur. Michelin se distingue une fois de plus comme le plus grand déposant de la région avec 152 demandes de brevets. D’autres entreprises majeures, telles que Seb, Soitec, ou encore Becton Dickinson suivent et viennent renforcer la capacité d’innovation régionale.
Près de 30 % des brevets délivrés via "le brevet unitaire"
Alors que la France enregistre une hausse globale de 1,1 % des demandes de brevets, à contre-courant d’une légère baisse mondiale, l’Auvergne-Rhône-Alpes contribue activement à cette performance nationale.
Dans ce contexte, le développement du brevet unitaire, qui simplifie la protection des innovations à l’échelle européenne, offre de nouvelles opportunités aux innovateurs régionaux.
"Lancé en juin 2023, il offre aux inventeurs une protection plus simple et plus accessible dans 18 États membres de l’UE grâce à une seule demande de brevet auprès de l’OEB ", lit-on dans un communiqué de l’Office européen des brevets. L’adoption du brevet unitaire a fortement progressé en France, avec un taux atteignant 28,8 % en 2024. Cela signifie que près de 30 % des brevets européens délivrés à des titulaires français ont été convertis en brevets unitaires, contre 19,9 % en 2023.