Latécoère à l'épreuve de la Realpolitk

Latécoère à l'épreuve de la Realpolitk

La convention d'affaires Aeromart vient de fermer ses portes à Toulouse. L'occasion de scruter une chaîne de sous-traitance qui se plaint d'être plongée dans une situation vicieuse : une activité chargée mais une rentabilité dégradée et des phénomènes d'endettement inquiétants... En matière d'endettement, s'il y a une entreprise qui déchaîne actuellement les passions, c'est bien Latécoère et ses 320 M€ de dette. « Pourquoi Airbus ne va-t-il pas sauver le soldat Latécoère ? », s'emportent certains qui redoutent un cheval de Troie derrière les fonds d'investissements (possédant aujourd'hui un tiers de la dette de Latécoère). Pas forcément américain d'ailleurs mais chinois ou russe. L'avionneur est peut-être beaucoup plus pragmatique. « Si demain l'actionnaire principal de Latécoère est un fonds russe ou chinois, cela ne va pas changer grand-chose pour nous côté business, lâche un Airbusien proche de la direction. Mais si un risque surgit sur son activité, on se tournera vers une autre société d'aérostructures. » Un problème risque de se poser demain : celui de la taille critique de Latécoère. Jusqu'à quel point l'équipementier, sous-capitalisé, sera-t-il capable de répondre à de grands projets nécessitant des investissements conséquents ? Triste destinée pour une société qui a su sortir de la toile Airbus pour se placer sur un terrain de jeu mondial et multi-clients. @email

  • LE BILLET