Laroche Industries peut s'enorgueillir d'avoir livré de beaux projets ces derniers mois à des majors de l'industrie aéronautique : la chaîne d'assemblage qui servira au nouvel avion de transport de pièces d'Airbus, le Beluga XL, conçu et réalisé en groupement avec l'Américain Ascent et livré sur le site Airbus de Blagnac ; la nouvelle ligne d'assemblage dédiée à l'A320 pour l'usine Stelia à Méaulte... Mais après une forte croissance sur plusieurs années (22 M€ de chiffre d'affaires en 2015, 34 M€ en 2016), les deux directeurs de Laroche Industries espèrent surtout maintenir l'activité en 2017. « Ce n'est pas simple aujourd'hui, auprès d'Airbus nous sommes en concurrence avec des Chinois, des Indiens... les marchés sont de plus en plus compliqués à capter », confie Olivier de Redon, directeur général adjoint.
Expertise en ingénierie et assemblage
Pourtant, la société est basée sur plusieurs zones stratégiques en matière d'aéronautique : Colomiers, Méaulte, Saint-Nazaire et Rochefort. Faisant partie de Laroche Group qui évolue à 80 % dans l'aéronautique, Laroche Industries emploie 350 personnes dont 175 en région toulousaine. Ses métiers : ingénierie de production et assemblage de structures d'aéronefs - la fabrication est sous-traitée. L'entreprise se positionne sur des projets de grandes dimensions mais aussi sur de petits outillages de production, dédiés aux chaînes d'assemblage de ses clients (Safran, General Electric entre autres).
Ambitions à l'export
La stratégie est claire : rester rang 1 auprès de ses clients en grossissant et en maintenant l'expertise, mais également diversifier le portefeuille clients et les secteurs. « Nous commençons à nous développer dans le ferroviaire (Bombardier), l'éolien, l'hydrolien », commente Philippe Stanislas, directeur général industriel. Laroche Industries, qui livre plus de 30 % de ses produits à l'international mais via ses clients français, veut accentuer ses efforts à l'export. Elle a à son actif quelques succès comme ce contrat sur des outillages de maintenance et de servitude au sol signé au dernier salon du Bourget en 2015, avec l'Américain Rhinestahl. « Nous nous rendons à des salons au Canada, à Los Angeles, nous réfléchissons à prendre un agent et à racheter une entreprise, plutôt sur le continent nord-américain pour l'outillage », annonce Olivier de Redon. L'entreprise compte recruter une quinzaine de personnes cette année (ingénieurs pour moitié), à Colomiers, Rochefort et Méaulte.