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À l’approche des JO de Paris, SportCom muscle ses investissements de 2 millions d’euros
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À l’approche des JO de Paris, SportCom muscle ses investissements de 2 millions d’euros

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Spécialiste des équipements pour les sports de combat, du judo au MMA (arts martiaux mixtes), SportCom investit deux millions d’euros dans un nouveau bâtiment, près de Nantes. Par ailleurs, au cœur de sa stratégie pour accroître sa notoriété, la PME fournira les rings d’entraînement et de compétition dédiés à la boxe pour les JO de Paris.

Jean-René Savary, fondateur et dirigeant de SportCom, et Veneta Georgieva, directrice marketing et développement à l'international, sur le futur ring de boxe des JO de Paris (ici en cours de montage), qui sera bientôt installé à Roland Garros. — Photo : David Pouilloux

Parmi les fournisseurs officiels des JO de Paris 2024, vous aurez très facilement l’occasion de voir les équipements d’une PME nantaise, Sportcom. Fondée en 2003 par Jean-René Savary, cette société fournira notamment le ring de boxe qui sera installé à Roland Garros, pour les combats de boxe. "Nous fournissons les 2 rings qui serviront pendant les compétitions de boxe, ainsi que les 8 rings pour les entraînements, et des sacs de frappe, précise le dirigeant de cette PME de 20 salariés, ancien boxeur lui-même. Nous avons le droit d’apposer notre logo sur 60 centimètres carrés sur les rings."

2 millions d’euros d’investissements

Cette surface sera infiniment discrète comparée à la taille du nouvel entrepôt et des nouveaux bureaux de SportCom, construit à Héric, une commune située à 15 km au nord de Nantes. "Nous avons maintenant 2 500 mètres carrés, dont 350 de bureaux, précise Jean-René Savary. Cela représente un investissement de 2 millions d’euros. C’était le moment d’avoir des locaux pour accompagner la croissance de notre activité qui se situe depuis notre création à 10 % par an."

Développement à l’international

Jean-René Savary, fondateur et dirigeant de SportCom, Veneta Georgieva, directrice marketing et développement à l'international. La PME propose en autres des équipements pour le MMA (arts martiaux mixtes), sport de combat très en vogue — Photo : David Pouilloux

La société a atteint un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros en 2023. "Nous visons le double d’ici à 7 ans, note Veneta Georgieva, directrice marketing et développement à l'international. Avec notamment un développement à l’international. Notre ambition est de passer de 30% à l’export à 50%, avec pour cible deux pays en particulier : la Grande-Bretagne et l’Allemagne, deux marchés très porteurs pour les arts martiaux et la boxe."

Cette ambition se concrétisera avec deux recrutements de commerciaux dans ces pays clés. "Nous recruterons des natifs de ces pays qui travailleront sur place, précise Veneta Georgieva. La proximité est très importante dans le commerce." Au-delà de ces deux pays, Sportcom vend, livre et installe des équipements dans le monde entier. "Nous venons de le faire en Suisse et en Thaïlande, souligne Veneta Georgieva. Nos clients sont les salles de sport, les clients privés, les collectivités. Il y a un vent porteur mondial sur la pratique des arts martiaux."

Les JO de Paris, une vitrine extraordinaire

L'équipe de SportCom installera des sacs de frappe spécialement fabriqués pour les entraînements des boxeurs participant aux JO de Paris — Photo : David Pouilloux

Pour atteindre les 12 millions d’euros de chiffre d’affaires, les JO de Paris joueront un rôle de vitrine extraordinaire pour la PME, même si sa notoriété dans le monde des arts martiaux est déjà bien établie. "Nous fournissons gratuitement les équipements pour les JO de Paris, ainsi que les services d’installation et de surveillance, précise Veneta Georgieva. On peut dire qu’en termes d’investissements, c’est notre budget marketing pour plusieurs années. Mais cela va nous apporter une notoriété et une visibilité incomparables."

L’opération JO de Paris 2024 succède à celles des JO de Londres 2012, où SportCom avait déjà fourni les équipements pour la boxe. "Être fournisseur des JO est une référence, une fierté, mais c’est aussi une pression énorme, reconnaît Jean-René Savary. Nous devons être à la hauteur d’une compétition internationale, être irréprochable sur la qualité du matériel et sur notre capacité à fournir les services d’installation ou de maintenance." Il ajoute : "Les JO sont diffusés en direct, et il n’est pas question qu’un problème technique vienne empêcher le bon déroulement de la compétition. Tout est minuté à la seconde près."

L’innovation pour faire la différence

Les équipes de Sportcom seront donc à pied d’œuvre, 24 heures sur 24 heures, durant toutes les épreuves de boxe, pour installer, vérifier et surveiller les équipements. "Nous ne sommes pas un site de vente en ligne de matériel, souligne le dirigeant. Nous fournissons un service complet."

L’autre élément différenciant de Sportcom, par rapport à la concurrence, est l’innovation. "Tous nos équipements sont démontables, repliables, de façon à faciliter au maximum leur installation et leur manutention, et laisser la place à d’autres pratiques sportives en quelques minutes si nécessaires, explique Veneta Georgieva. Nous privilégions le made in France, qui représente 80 % de nos fournisseurs." Pour Jean-René Savary, le made in France est également ailleurs : "100 % de la matière grise de notre bureau d’études est made in France."

Prochaine étape ? "Nous sommes en discussion avec le comité olympique pour les prochains JO, ceux de Los Angeles en 2028", sourit Jean-René Savary.

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