Lamy Lutti : Un retour à coup d'investissements
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Lamy Lutti : Un retour à coup d'investissements

L'entreprise de Bondues, Lamy Lutti, repart à la conquête du marché de la confiserie. Sa marque surprend avec certaines de ses innovations. C'est un retour gagnant pour le confiseur.

Créée en 1889, Lamy Lutti passe les époques depuis plus de 120ans, mais pas avec la même dimension à chaque fois. Basé à Bondues, le confiseur nordiste se fait notamment connaître du grand public par ses fameux Arlequins. Cependant, l'entreprise de la ZAC de Ravesnes-les-Francs a bien failli laisser filer son avenir. Avant la fin de l'année 2007, elle était encore en effet détenue par Leaf, un groupe d'investisseurs néerlandais qui possédait une quinzaine d'usines en Europe. Fort est de constater que la priorité de Leaf ne se situait pas à Bondues. Le groupe avait notamment décidé de ne plus vraiment miser sur le développement des marques de distributeurs (MDD). Or, c'était une part indéniable du CA de Lamy Lutti.




5M€ investis en deux ans

«Il est vrai que leurs choix d'investissements et de développement ne nous étaient pas favorables», confirme Frédéric Bistarelli, directeur marketing de Lutti. Fin 2007, le groupe Leaf se retire de la société de confiserie. Début 2008, Lamy Lutti est racheté par des membres du management de la société et par deux fonds d'investissements hollandais, Nimbus et Varova. En 2009, la banque d'investissement régionale Finorpa et le fabricant et distributeur allemand Katjes Fassin viennent aussi renforcer le capital de Lamy Lutti et l'internationalise encore davantage. Là, la donne change totalement pour le fabricant de bonbons français. En à peine deux ans, la marque gagne près de 2 points de parts de marché (PDM) au niveau national. «Nous étions à 11,5% de PDM en France à la fin de l'année 2007. À fin 2009, nous avions 13% de PDM. Cette année nous visons les 14%», lance Frédéric Bistarelli. La nouvelle force de Lutti: des investisseurs qui investissent enfin dans la R & D et dans l'outil de production. Ce ne sont pas moins de 5M€ qui ont été injectés sur une période de deux ans (2008/2009).




Même logique en 2010

«Cela a permis de remettre la machine en route, de dynamiser les équipes en place et de rénover notre outil de production avec l'arrivée de nouvelles machines performantes», s'enthousiasme le directeur de la R & D, Yves Parvanchère. En 2010, même si le montant exact des investissements n'a pas été communiqué, il devrait s'élever à plusieurs centaines de milliers d'euros. Avec cette autonomie retrouvée, Lamy Lutti peut aller ainsi de l'avant. Qui dit aller de l'avant dit innover. Avec une équipe de R & D de six personnes directement liée avec la force marketing de la structure, les idées fusent et se réalisent.




Innovation représentative

Avec Surprizz Diabolo, ce bonbon à coque dure avec une poudre à l'intérieur, l'industriel de Bondues innove en compagnie d'Oséo en ajoutant un équipement supplémentaire à une de ses lignes de production. «Plusieurs projets sont encore à l'étude aujourd'hui», précise le directeur R & D. «Ces innovations et nos bonbons phares nous permettent de nous placer 2esur le marché français et 1ersur le marché belge du bonbon en sachet», confie Frédéric Bistarelli, directeur marketing. Présent avec 2 usines situées en France (43.000m²) et en Belgique (16.500m²), Lutti emploie 600 personnes. Le chiffre d'affaires s'élève à 120M€ en 2009, soit une croissance de 5% par rapport à 2008. Lutti a aussi réussi à retrouver une part significative au niveau des MDD qui représente aujourd'hui 30% de son chiffre d'affaires total.

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