Après 4 mois de redressement judiciaire et trois projets de reprise, le sort d'Akers France, fournisseur notamment d'ArcelorMittal en cylindres pour laminoirs, a pris une nouvelle tournure. Malgré les projets de reprise portés d'un côté par le directeur du site de Thionville, Alain Vermersch, et de l'autre par David Souilah, directeur du site de Berlaimont, la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Thionville a prononcé la liquidation judiciaire d'Akers France : à savoir le site Akers de Berlaimont (près de 90 salariés), dans l'Avesnois, et Thionville (170 salariés), en Moselle.
Thionville contre Berlaimont, personne ne l'emporte
L'offre portée par le directeur de l'usine de Thionville et par sa directrice financière, Thérèse Charberet, comportait une part de financement privé et des aides de la nouvelle grande région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, à hauteur de 4.000 euros par emploi sauvegardé. Ne voulant garder que l'usine de Thionville, il était question de conserver 116 emplois. L'offre portée par David Souilah, directeur du site de Berlaimont, était uniquement financée par des fonds publics et envisageait de conserver 89 emplois à Thionville et 41 à Berlaimont. Ascométal, un temps pressenti comme repreneur potentiel, ne s'est finalement pas porté candidat. La troisième offre déposée était du fait de la holding Green Elephant.
Appel à une table-ronde
Les syndicats des sites en appellent à une table-ronde avec les pouvoirs publics des Hauts-de-France, du Grand Est et de Wallonie pour trouver une alternative à cette décision judiciaire. " Il faut une action coordonnée entre l’Etat et les régions pour faciliter une opération de reprise garantissant la pérennité des 3 sites et de leurs emplois, accompagnée des investissements nécessaires. Rappelons que les 2 sites de Thionville et Berlaimont se trouvent dans des bassins d’emploi déjà fortement impactés par des fermetures et destructions d’emplois dans la sidérurgie ", fait ainsi savoir la FTM-CGT dans un communiqué de presse.