Le tout jeune laboratoire In'Oya, créé à Gardanne fin 2011, est né d'une question, posée par son fondateur Abd Haq Bengeloune: «Pourquoi les femmes noires devraient-elles choisir entre beauté et santé?» Car cet ingénieur biomédical le rappelle: les peaux noires se tâchent plus facilement que les peaux blanches, en cas de plaie ou d'acné, par exemple. «Mais les solutions cosmétiques, elles, ne sont pas adaptées, estime-t-il. Beaucoup de produits dits "ethniques" sont inefficaces pour les peaux noires, et il n'est pas rare que, par défaut, certaines femmes se tournent vers des molécules médicamenteuses qui ont pour effet secondaire la dépigmentation de la peau. Mais l'utilisation répétée de tels produits peut s'avérer très dangereuse pour la santé».
Lancement en juin
Entouré d'une équipe d'ingénieurs et accompagné dans sa démarche par le CNRS, la faculté de pharmacie de Marseille, Oséo, le Dispositif d'amorçage de Provence et l'incubateur Impulse, l'homme a développé une solution cosmétique alternative, basée sur des actifs spécifiques, sans effet secondaire. «Nous sommes des précurseurs, confie-t-il. Jusqu'à présent, la littérature scientifique s'est très peu intéressée aux peaux noires. Nous avons dû abattre un travail considérable pour développer notre formule». Le lancement commercial du sérum antitache curatif d'In'Oya devrait ainsi avoir lieu en juin prochain, dans les pharmacies et parapharmacies de la région, puis de la France entière. Avant que la société ne s'attaque aux marchés internationaux. «Nous serons la première vraie marque ethnique vendue en pharmacie, se réjouit Abd Haq Bengeloune. Nous y proposerons également deux autres références, une crème hydratante unifiante pour peaux sèches à très sèches et une crème matifiante unifiante pour peaux mixtes à grasses».
> 04 42 64 55 04 -
www.inoya-laboratoire.com