Bowling, karting, foot, balnéo-thérapie, practices de golf, restaurants à thèmes... Au total, ce sont plus de 40 enseignes de loisirs et commerces qui doivent s'installer sur la future zone commerciale de La Vaupalière. En fait, c'est un «Village de loisirs» que propose le groupe Desjouis à la commune de La Vaupalière, près de Rouen. Un type de projet dans lequel Desjouis n'est pas novice, à l'image de son village des loisirs de Maurepas près de Paris et de ses quinze centres commerciaux réalisés en France.
Pas d'enseigne alimentaire
Véritable point de conflit avec les élus de la CREA, l'éventualité de l'installation d'une grande surface alimentaire qui pourrait destabiliser l'ensemble de l'offre commerciale de la grande agglomération rouennaise. Si Philippe Couture, associé du groupe Desjouis, ne nie pas qu'une surface alimentaire serait un véritable outil de valorisation de la future zone commerciale: «Du simple au double», il affirme cependant qu'aucune enseigne alimentaire n'est prévue par le groupe: «Ce sont des dossiers à tiroirs qui font débat, nous ne voulons pas polémiquer. Le groupe Desjouis n'a jamais rajouté d'enseigne alimentaire, sauf si celles-ci ont été validées». Philippe Couture qui assure que le projet est viable sans enseigne alimentaire: «Nous avons monté un dossier équilibré financièrement. Nous sommes là pour gagner de l'argent, pas pour en perdre».
Une desserte satisfaisante
Quant aux récriminations des élus de la CREA sur les futurs investissements à consentir pour aménager les accès de la zone commerciale, là encore, Philippe Couture ne voit pas le problème: «C'est l'un des meilleurs emplacement de l'agglomération rouennaise et qui dispose d'un double échangeur. Pour moi, deux ou trois giratoires supplémentaires suffiront pour la desserte de notre projet. Des études de trajets effectuées en CDAC montrent que c'est possible. Après, nous sommes prêts à travailler avec les acteurs locaux. Nous espérons pouvoir fédérer d'autres acteurs sur notre dossier. Mais, si nous perdons en CDAC, nous tenterons le coût en CNAC. Nous allons nous battre pour faire respecter ce projet». Et d'ajouter que si les autorisations lui sont accordées pour fin 2011: «Une ouverture peut-être envisagée fin 2012».
Depuis plusieurs mois, l'annonce de l'implantation d'une zone commerciale sur la commune de La Vaupalière suscite un fort mécontentement chez ses voisins de la Communauté de Rouen-Elbeuf-Austreberthe (CREA). Au coeur de la querelle, l'implantation d'une grande surface alimentaire que les élus de la CREA soupçonnent d'être intégrée au projet par le promoteur (le groupe Desjouis) au risque d'un déséquilibre économique sur l'ensembe de l'agglomération rouennaise. Mais pour le maire de La Vaupalière le groupe Desjouis a donné toutes les assurances nécessaires et c'est l'intérêt général qui doit primer. Revue de détail.
Sébastien Colle