Au quatrième trimestre, le prix d’acquisition des PME progresse de nouveau. Il s’établit en moyenne dans la zone euro à 9,8 fois le montant de l’Ebitda, selon l’Argos Index mid-market, établi par le fonds d’investissement Argos Wityu et la plateforme de gestion des opérations de fusions-acquisitions Epsilon Research. Cet indicateur mesure l’évolution des valorisations des PME non cotées de la zone euro ayant fait l’objet d’une prise de participation majoritaire au cours des six derniers mois.
Hausse de 3 % des valorisations
Le prix d’acquisition progresse de 3 % par rapport au troisième trimestre. Il est porté par la reprise de l’activité des fusions-acquisitions dans la zone euro. Cette hausse est favorisée par la baisse de l’inflation, des taux d’intérêt, de la diminution du coût du capital et d’un accès plus facile au financement. Elle reste toutefois freinée par la faiblesse des prévisions de croissance des pays européens, des turbulences politiques et des menaces géopolitiques.
L’exception française
Dans ce marché en hausse, la France fait figure d’exception. Le volume des transactions de PME a chuté de 15 % en 2024 dans l’Hexagone, alors qu’il a progressé de 16 % dans le reste de la zone euro. Selon Argos Wityu, cette spécificité est générée par les "turbulences politiques observées depuis les élections de juillet 2024". Compte tenu du décalage dans le temps des transactions, l’impact sur la valorisation reste toutefois limité.