La star des ventes est sans nul doute le sorbet à la Chartreuse. Même si le caramel-beurre salé et la figue-romarin ont aussi leurs adeptes. Sans parler de la glace au Saint-Marcellin, au foie gras, aux cèpes... Ou encore aux fraises tagada et au spéculos! Au total, Frédéric Benesville a mis au point environ deux cents parfums, orignaux, parfois même surprenants, mais toujours de très bonne qualité et haut de gamme. Il faut dire que, pâtissier de formation, Frédéric Benesville a travaillé pendant des années chez Lenôtre avant de développer une allergie à la farine. Après une reconversion dans l'informatique, il se met à la glace, au départ par loisirs. Puis la passion prend le pas sur le jeu. Et c'est ainsi qu'il crée, avec son épouse, en juillet2007, la Turbine à saveurs.
Développer un réseau de revendeurs
«Le but n'est pas d'être commerçant, explique le glacier. Même si l'on fabrique des glaces de manière artisanale, avec des matières premières de très bonne qualité, on arrive à des cadences assez importantes pour fournir les professionnels comme les restaurants (tels Le Val d'Amby à Hyères-sur-Amby, Les Berges du Rhône à Chavanoz et La Marmite de Lesdiguières à Grenoble), les pâtisseries mais aussi des revendeurs comme des épiceries fines ou même des supermarchés.» En Isère, les glaces de la Turbine à saveurs sont en effet vendues dans les magasins Gamm Vert et à l'Intermarché de Seyssins. Après avoir séduit une quarantaine de restaurateurs, les époux Benesville veulent ainsi développer un réseau de revendeurs. «L'idée est de vendre en local certes, mais pas seulement, ajoute Agnès Benesville. On travaille d'ailleurs déjà avec des restaurateurs parisiens!» Du coup, le couple table sur un chiffre d'affaires en croissance pour atteindre 250k€ à 300k€ en 2009.
Des glaces au foie gras, à la Chartreuse ou encore au Saint-Marcellin... Le glacier Frédéric Benesville a inventé plus de deux cents parfums originaux et haut de gamme.