Fermob, Serfim, le groupe Berthier, la brasserie Meteor… : ces entreprises ont en point commun une ou plusieurs transmissions familiales. Avec 71 % d'entreprises de ce type en France et alors que les dirigeants vieillissent, la transmission est devenue un enjeu central pour l'économie. 92 % des dirigeants souhaitent d'ailleurs transmettre leur entreprise et 83 % au sein de leur famille, selon le premier baromètre EY, For Talents et FBN France de la transmission des entreprises familiales. Mais des obstacles existent.
Fiscalité et enjeu émotionnel : deux obstacles
La fiscalité en est un. 32 % des dirigeants ayant transmis leur entreprise citent des charges fiscales trop lourdes, alors que le pacte Dutreil, qui permet des exonérations des droits de donation ou de succession, est mobilisé dans 85 % des transmissions. 22 % des chefs d'entreprise évoquent une complexité juridique ou fiscale et 22 % un risque économique pour l'entreprise.
L'enjeu émotionnel touche aussi les dirigeants. 54 % des transmetteurs craignent de "léguer un fardeau" et 40 % des receveurs redoutent que leur prédécesseur ait du mal à lâcher prise. "Les deux craignent que la transmission génère des tensions familiales", selon ce baromètre.
Une transmission autour de 63-64 ans
Une fois ces obstacles franchis, "les dirigeants transmettent en moyenne autour de 63-64 ans, tandis que les receveurs prennent les rênes autour de la quarantaine". Les transmissions familiales sont aussi plus fréquentes dans les secteurs industriels et agroalimentaires (94 %), que dans les services (69 %).
Neuf dirigeants sur 10 ayant eux-mêmes reçu l'entreprise de la génération précédente souhaitent la transmettre à leur tour. À la troisième génération, ce score monte à 96 %. Selon le baromètre, "une première transmission réalisée enclenche un cercle vertueux de la transmission". Et malgré la tendance à une passation familiale, 53 % des fondateurs restent ouverts à d'autres options.