À peine son usine inaugurée en février dernier, la pépite Nétri, start-up industrielle lyonnaise spécialisée dans les neuro-organes-sur-puce couplés à l’IA, annonce le rachat d’une biotech du Nord, dont les actifs matériels et immatériels viennent renforcer son offre pour l’oncologie.
Il s’agit de HCS Pharma, liquidée en juin 2024 et reprise au Tribunal de Commerce de Lille. Pour la petite histoire, la start-up malchanceuse et ses précieuses technologies de pointe avaient été "signalée" par les pouvoirs publics français qui l’ont ainsi soustraite aux appétits d’investisseurs étrangers.
À base d’acide hyaluronique et de collagène, les hydrogels de HCS Pharma (une vingtaine de salariés, dont certains pourraient continuer de collaborer avec Netri) ouvrent de nouvelles perspectives en oncologie pour la biotech lyonnaise qui vient de mettre en service son usine flambant neuve de 1 100 m2 au cœur du biodistrict de Gerland. Un investissement de 20 millions d'euros, dont 6,4 millions d'euros de France 2030.
Tester les effets indésirables des thérapies en oncologie
"Nous reprenons ses technologies brevetées et ses équipements industriels, qui devraient arriver à Lyon courant avril, pour produire des hydrogels intéressant les nouvelles technologies pour l’innervation et la vascularisation de nos organes sur puce", résume Thibault Honegger, président fondateur de Netri (35 salariés, CA non communiqué). Cette acquisition vient renforcer sa plateforme d’évaluation des effets indésirables en oncologie, comme les douleurs neuropathiques et les effets cardiaques et cérébraux.
Netri entend imposer ses "organes sur puce" comme un maillon clé de la filière française du bio médicament. Son innovation incluse dans des plaques de silicone high-tech permet de reproduire les influx nerveux d’un organe lorsqu’il est mis au contact d’un composé, comme un candidat médicament ou un pesticide dont on veut tester les effets sur le corps humain.