Tant qu'à s'engager dans une voie aussi tortueuse et pleine d'embûches que « la refondation de l'école », le gouvernement devrait y aller franchement. Et en profiter pour réaffirmer que, oui, la gauche aime les entreprises et le prouve ! Parmi les vingt-cinq mesures-clés qui figurent dans le projet de loi, cinq portent sur l'évolution des contenus : « la redéfinition du socle commun et l'élaboration de nouveaux programmes », « la création d'un Conseil supérieur des programmes », « l'introduction d'un enseignement moral et civique », « la mise en place d'un parcours d'éducation artistique et culturelle » et « l'enseignement obligatoire d'une langue vivante dès le cours préparatoire ». Tout cela est très louable mais pourquoi ne pas y ajouter une sixième mesure qui pourrait s'appeler « découverte du monde de l'entreprise » ? Des sondages sortent régulièrement, confirmant le désintérêt des bacheliers pour l'entreprise, qui plus est quand elle est petite ou moyenne. Elle ne garantirait bien sûr pas un engouement fiévreux pour les PME dans nos lycées, mais cette nouvelle matière aurait peut-être pour vertu de casser, à la base, ces préjugés qui agacent tant de patrons ! @email
- LE BILLET