La région peut-elle sortir du nucléaire ?

La région peut-elle sortir du nucléaire ?

2017 arrive à grands pas et avec elle l'élection présidentielle. Si les thèmes de la sécurité, de l'identité nationale et du chômage seront très certainement au coeur des débats, la question de la sortie du nucléaire devrait être à nouveau placée (au plus grand bonheur de Jean-Vincent) sur le devant de la scène. Dans les discours, à droite comme à gauche, tous les candidats à la candidature semblent favorables à une sortie progressive de la France du nucléaire et à la montée en puissance des énergies renouvelables. Il en va de l'intérêt supérieur de la planète, de notre civilisation et, ce qui ne gâche rien, de notre économie. En effet, nombreux sont ceux qui misent sur la croissance verte pour relancer la création d'emplois et de richesses. Dans les faits, sortir du nucléaire semble beaucoup plus compliqué qu'il n'y paraît. En témoignent les difficultés rencontrées par François Hollande pour convaincre EDF de fermer la centrale de Fessenheim. En Auvergne-Rhône-Alpes, la sortie du nucléaire pose aussi questions. Que deviendront les 350 entreprises et 30.000 emplois qui composent la filière si demain la France en sort ? Certes pour l'heure, ces entreprises peuvent se réjouir des retombées attendues de la construction, enfin actée, de deux nouveaux EPR sur le site britannique d'Hinckley Point. Mais en sera-t-il de même dans les années à venir ?



Gilles Cayuela @email