En 2009, l'association Normandie AeroEspace (NAE) alors présidée par Gérard Lissot (ex-Aircelle) avait fait le pari d'emmener une vingtaine de PME régionales à la rencontre des grands donneurs d'ordres du secteur de l'aéronautique et de la défense au salon du Bourget. Cette année, ce sont 42 entreprises normandes qui se sont regroupées sur un espace de 560 mètres carré dans le Hall 2B, « le cœur du premier salon aéronautique du monde », dixit Philippe Eudeline (Thales), l'actuel président de NAE.
18.000 emplois en Normandie dans l'aéronautique et le spatial
Les précédents salons, et plus particulièrement le dernier en date en 2015, s'étaient traduits "par des commandes fermes" autant que par des occasions "de se faire connaître" et ainsi "de rencontrer des nouveaux clients". Cette année, l'enjeu reste le même, le tout dans un contexte international favorable qui porte notamment la croissance du secteur aéronautique : "35.000 avions sont en commande dans le monde d'ici 2035", explique Philippe Eudeline, le représentant d'une filière qui, en région, pèse 18.000 emplois pour un chiffre d'affaires annuel de l'ordre de 3 milliards d'euros. Du coup, le message est sans ambiguïté : "Avec ces perspectives devant nous, nos industriels peuvent investir !"
L'accent est mis sur l'international
Tout le travail effectué en amont du salon par les équipes de NAE vise notamment à permettre aux PME présentes pour la première fois au Bourget de nouer des relations commerciales avec les directeurs des achats des grands groupes, notamment internationaux. Une action qui s'inscrit dans le cadre du programme "Cap International 2020" initié par la filière en partenariat avec le réseau consulaire, Bpifrance ou encore Business France.
Attirer davantage de jeunes vers les métiers de l'aéronautique
L'autre enjeu, et pas des moindres, consiste à profiter de l'événement pour communiquer auprès des jeunes sur les métiers de la filière. Ainsi, le 23 juin, ils seront 650 à venir au Bourget à l'invitation de NAE pour découvrir les métiers de l'aéronautique et ainsi, espère Philippe Eudeline, "leur donner envie de s'engager dans les formations existantes". Une nécessité pour une filière qui, malgré les perspectives favorables, peine à trouver sur le territoire toutes les compétences dont elle aurait besoin.