Deux ans de travaux auront été nécessaires. Le centre T2C Ginette-Magnier, du nom de la première conductrice de bus des transports clermontois, vient d’être inauguré à Cournon-d’Auvergne dans le Puy-de-Dôme. C’est le plus grand centre d’exploitation et de maintenance construit cette année en France. Un investissement de 50 millions d’euros.
Édifié sur un terrain de sept hectares et structuré autour de deux bâtiments, il constitue la pierre angulaire du nouveau réseau de transport de la métropole clermontoise qui sera lancé le 20 décembre. Le site dispose de 36 000 m² de stockage et stationnement, ainsi que de 8 700 m² d'atelier de maintenance, permettant d’accueillir jusqu’à 190 bus à terme, dont les 40 nouveaux Tram-Bus.
Hausse de 20 % de l’offre de bus attendue
"Nous bénéficions d’installations plus grandes et plus adaptées aux nouvelles technologies. Cela nous permettra d’assurer une exploitation plus fiable et une meilleure maintenance, aussi bien pour les bus qui roulent au gaz, que ceux qui fonctionnent avec du gasoil ou à l’électrique. Il n’y a pas beaucoup de sites en France où il y a une cohabitation de toutes ces énergies", souligne Richard Peyrin, directeur général de T2C, la régie des transports en commun de Clermont-Ferrand.
Ce centre servira également de siège social à l’exploitant, afin d’optimiser la gestion quotidienne du réseau. "Conçu pour accompagner une hausse de 20 % de l’offre et une fréquentation attendue en croissance de 50 %, ce centre nouvelle génération incarne l’adaptabilité et la performance du futur réseau de transports métropolitain", précise la Métropole dans un communiqué.
18 000 m² de panneaux solaires
Plus de 530 agents (conducteurs, mécaniciens, électriciens, équipes de contrôle…) vont travailler sur ce site, qui se distingue également par son autonomie énergétique. Les toitures des bâtiments et les ombrières de stationnement sont recouvertes de 18 000 m² de panneaux solaires, ce qui permettra notamment d’assurer la recharge des tram-bus électriques des lignes B et C. La centrale dépasse même les besoins internes. "Une partie de l’électricité produite est également redistribuée et revendue au sein de la métropole pour alimenter, par exemple, les piscines ou d’autres équipements", précise Richard Peyrin.