Quel est l’objectif de la Convention des entreprises pour le climat ?
La Convention des entreprises pour le climat (CEC) a pour objectif d’établir des propositions en faveur du climat pouvant être mises en œuvre au sein des entreprises, d’accompagner des collectifs de dirigeants à repenser leurs modèles d’affaires dans le cadre des limites planétaires. Ce projet a pour ambition notamment d'accompagner l'objectif européen de réduire de 55 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 avec un impératif de protection de la biodiversité et de régénération du vivant.
Quel est le parcours proposé par la CEC Provence Méditerranée ?
Nous proposons aux dirigeants d’entreprises, associations ou institutions de se projeter à l’horizon 2035, et de bâtir une feuille de route concrète et stratégique pour allier nécessité économique, impératif écologique et impact social.
Pour les accompagner sur cette voie, la CEC propose 6 sessions de deux journées chacune, à partir de mars 2026, avec, pour débuter, un état des lieux des constats scientifiques. Il s’agit d’un parcours collectif de 10 mois alliant conférences, intelligence collective, témoignages, pédagogie.
Combien d’entreprises souhaitez-vous accompagner à travers ce troisième parcours ?
Avec ce troisième parcours, nous voulons embarquer 50 organisations régionales supplémentaires, en plus des 150 qui ont déjà réalisé notre parcours régional ou l’un des parcours nationaux.
Les 150 premières organisations embarquées, qui ont rendu 150 feuilles de route, représentent plus de 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulés et plus de 165 000 salariés. Nous avons accompagné des "poids lourds", comme le groupe de BTP NGE, les groupes de propreté GSE ou Onet, Malongo, la marque cosmétique L’Occitane, les groupes Berto ou Pellenc et nous ciblons en priorité les PME et ETI, en Paca et en Corse.
En embarquant d’ici 2026 quelque 200 sociétés, nous voulons poser les bases de la bascule du territoire, mais aussi faire émerger trente à quarante leaders, qui feraient figure d’exemple à suivre, qui seraient en quelque sorte les porte-drapeaux d’une transformation devenue nécessaire.
Nous inscrivons ce mouvement dans une logique régionale, mais aussi dans une logique de filière puisqu’il existe des parcours CEC sectoriels, comme dans l’industrie, l’énergie, les transports ou le tourisme et la culture.
Quelles actions ont pu être mises en œuvre par les entreprises ?
Les entreprises agissent à différents niveaux : la décarbonation, le développement de l’économie circulaire, leur relation avec le vivant. Les plus avancées s’orientent vers l’économie de la fonctionnalité.
Elles s’appuient sur une feuille de route à horizon 5 à 10 ans, elles se fixent des objectifs, assortis d’indicateurs mesurables, et elles emmènent l’ensemble de leurs salariés et mobilisent leurs écosystèmes.
Les enjeux environnementaux ne sont-ils pas passés au second plan ?
Il y a deux ans, nous avions constaté un fort engouement pour les enjeux RSE. Depuis, des sujets, comme l’inflation, l’intelligence artificielle, ont également mobilisé les dirigeants, mais les enjeux liés à l’environnement restent énormes. Selon le Forum économique mondial, 5 des 10 plus grands risques encourus par l’humanité sont liés à des risques écologiques, comme la perte de biodiversité, la crise des ressources naturelles ou la survenance d’événements climatiques extrêmes. Il est donc nécessaire de s’adapter à ces risques et c’est sur cette voie que la CEC accompagne les dirigeants, pour leur permettre de rendre leur organisation plus robuste face aux crises.