La Botte camarguaise : L'artisan du sur-mesure
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La Botte camarguaise : L'artisan du sur-mesure

Artisan cordonnier et bottier, Patrick Vidal a créé son atelier en Arles, en 1981. Depuis, l'homme, spécialisé dans la botte camarguaise en croûte de cuir, véhicule sa passion de l'ouvrage réalisé à la main et sur-mesure.

La boutique est grande comme un mouchoir de poche, nichée au détour d'une ruelle arlésienne. L'homme, un moustachu à l'accent chantant, est affable, et évoque son métier avec une passion non dissimulée. «Je réalise des paires de bottes sur-mesure, explique Patrick Vidal. En clair, je fabrique très exactement le modèle dont rêvent mes clients...» Avec une spécialité qui a fait le nom - et la renommée - de l'établissement: la botte camarguaise en croûte de cuir. «J'ai l'habitude de dire que ce sont des bottes de fainéant, confie l'artisan avec humour. Car on les enfile le 1erjanvier et on les enlève le 31décembre, sans entretien ou presque. Cela vient du fait que c'est un cuir très épais et très gras au départ».




Six semaines de délai de livraison

Mais d'autres types de bottes sortent également de l'atelier: des modèles de type américain, mexicain, motard ou cavalier. «Ma clientèle est très large, explique Patrick Vidal. Car on peut aussi chausser des bottes pour aller travailler en costume dans une banque...» L'homme fabrique uniquement du sur-mesure, et ne possède donc aucun stock, ce qui allonge naturellement les délais de livraison à six semaines. «Outre la fabrication, qui représente tout de même la majeure partie de mon activité, je répare également tout ce qui touche au cuir, ajoute-t-il. Les bottes, bien sûr, mais aussi les chaussures, les vestes, les jupes, et même les fauteuils...» Patrick Vidal participe au salon Provence Prestige depuis maintenant treize ans. «Cet événement nous apporte de la notoriété, et de la clientèle. Pas forcément sur le champ, mais parfois des mois après». Aujourd'hui, l'artisan évoque l'avenir avec sérénité: «Je devrais prendre ma retraite d'ici une dizaine d'années. Je sais que mes enfants ne prendront pas ma suite, mais pourquoi pas mes petits-enfants?»

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