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Jeux vidéo : Nacon demande à être placé en redressement judiciaire, fragilisé par la crise de sa maison mère
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Jeux vidéo : Nacon demande à être placé en redressement judiciaire, fragilisé par la crise de sa maison mère

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Placée en cessation de paiements, l’entreprise nordiste Nacon sollicite son redressement judiciaire. L’éditeur de jeux vidéo et distributeur d’accessoires dédiés subit de plein fouet les difficultés financières de sa maison mère Bigben Interactive.

Nacon, filiale de BigBen Interactive, vient de s’introduire en bourse pour devenir leader mondial des jeux vidéo de milieu de gamme — Photo : Pixabay

Éditeur de jeux vidéo et concepteur distributeur d’accessoires dédiés, Nacon entre dans une zone de turbulences. Basée à Lesquin (Nord), l’entreprise a annoncé le 25 février être en cessation des paiements, sollicitant l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Lille Métropole. Ce dernier doit statuer début mars. Dans un communiqué, l’éditeur indique ne plus disposer "d’actifs disponibles" suffisants pour faire face à son passif exigible.

Effet domino depuis la maison mère

Sur l’exercice 2024-2025, Nacon a réalisé un chiffre d’affaires de 167,9 millions d’euros, pour un résultat opérationnel s’établissant à 1,1 million d’euros. Troisième éditeur français derrière Ubisoft et Pullup Entertainment, Nacon fédère 16 studios, dont Daedalic Entertainment ou Big Ant Studio, et emploie plus d’un millier de collaborateurs. Courant 2024, l’entreprise avait consenti un investissement de cinq millions d’euros, en vue de relocaliser dans le Nord la fabrication de manettes de jeux vidéo.

Mais la société paie aujourd’hui les difficultés de sa maison mère, Bigben Interactive (1 300 collaborateurs, 288 M€ de CA en 2024-2025). Celle-ci s’est retrouvée dans l’incapacité de rembourser une échéance d’emprunt, qui s’élève selon plusieurs médias à près de 43 millions d’euros, après le "refus inattendu et tardif de son pool bancaire" de finaliser un refinancement. Une procédure de conciliation a été ouverte. Effet domino immédiat : des lignes de crédit, souvent communes aux deux entités, ont été gelées.

Un plan sous surveillance

Dans un secteur marqué par des cycles d’investissement longs et des échecs commerciaux coûteux, le redressement judiciaire doit geler le passif et ouvrir une période d’observation pouvant aller jusqu’à 18 mois. La direction promet "d’évaluer toutes les solutions permettant, dans les meilleures conditions, de pérenniser l’activité de la société, protéger les salariés et maintenir les emplois tout en renégociant avec ses créanciers dans un cadre serein et apaisé".

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