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archés, terrasses, enseignes... : les sujets à polémique ne manquent pas dans le centre-ville de Toulouse. Quelle est votre position ?
Qu'ils soient couverts ou de plein-vent, les marchés sont mal organisés à Toulouse et nous voulons les remettre en ordre d'ici à fin septembre, en responsabilisant davantage les commerçants. Les marchés illégaux, eux, n'ont pas leur place et doivent donc disparaître. Pour ce qui est des terrasses, nous allons tester un système de cloutage sur les places et notamment celle de la Trinité. Cela facilitera le travail de tout le monde, même s'il y a en fait très peu de débordements, l'essentiel étant que le passage pour les piétons soit respecté. Quant à la question des enseignes présentes en centre-ville, notre objectif reste d'attirer celles qu'on ne retrouve pas ailleurs. Elles pourront permettre de redynamiser certains quartiers de l'hyper-centre qui ne bénéficient pas assez des flux piétons, le circuit marchand étant trop petit à Toulouse. Sans oublier les faubourgs, que nous devons conforter dans leur rôle de pôles de proximité.
Quels seront vos autres chantiers prioritaires ?
Nous voulons créer un guichet unique du commerce et de l'artisanat, pour faciliter l'accès et les formalités aux professionnels qui viennent s'installer ou travailler sur Toulouse. Nous allons aussi revoir la CFE (cotisation foncière des entreprises) qui est l'une des plus élevées de France, peut-être en créant des seuils, pour rebooster l'activité des TPE et des PME.
Votre délégation comprend aussi la présidence du MIN (Marché d'intérêt national), géré par une SEM dont Toulouse Métropole est actionnaire à 85 %. Quels sont vos projets pour cette infrastructure ?
Je vais commencer par rencontrer l'ensemble des acteurs du MIN, ses salariés, ses actionnaires pour qu'ils me donnent leur vision de la situation. Côté finances, on est dans le rouge avec environ 1,5 M€ de pertes l'an dernier. Mais l'outil est intéressant donc il faut trouver comment dynamiser les flux, en attirant de nouveaux opérateurs et de nouveaux acheteurs. Nous avons plusieurs pistes comme accompagner les producteurs locaux et les PME dans la réponse aux appels d'offres publics, poursuivre notre collaboration avec le pôle Agri Sud-Ouest Innovation ou encore privilégier les circuits courts, ainsi que le demandent les consommateurs. Nous voulons aussi lancer des actions de communication un peu différenciatrices. Dans le cadre de la Fête nationale de la gastronomie, nous organisons par exemple Toulouse à Table !, du 26 au 28 septembre. La soirée d'ouverture de l'événement - parrainé par Jérôme Bonaldi - prendra la forme d'un dîner caritatif de l'Académie Lucien Vanel et des professionnels de la restauration, sous la halle du carreau des producteurs du MIN.
Commerce. Adjoint au maire de Toulouse en charge du commerce et de l'artisanat, Jean-Jacques Bolzan fait le point sur ses chantiers prioritaires.