«Aujourd'hui, les carrières ne sont plus un trou interdit au public. Nous devons respecter des règles de transparence et de concertation avec le public.» «À chaque renouvellement pour l'exploitation de la carrière, nous devons soumettre un dossier à la Préfecture. Le volet environnemental est très important. La Charte environnementale regroupe 80 questions concernant le bruit, les vibrations, les poussières, les déchets, l'eau, la propreté, la sécurité et l'écoute des riverains.» «Pour atteindre le quatrième et dernier niveau (4/4), il faut respecter plus de 95% de ces 80 critères. C'est le cas, depuis 2009, de notre carrière, au Dividou à Garlan. Sur 26 hectares, on sort 250.000 tonnes par an de granulat pour le BTP. La carrière existe depuis 1979 mais ce n'est qu'à partir de 2004 qu'on a commencé à améliorer les choses.» «Pour les économies d'énergies, nous avons investi 400.000€ dans de nouvelles machines. Et 120.000 € dans une usine de traitement des eaux usées aux normes.»
Améliorer les techniques
«Pour le bruit, nous sommes en train de réaliser des aménagements phoniques. On érige un talus sur le périmètre. Il est végétalisé avec 3.000 arbres. Opération que nous sous-traitons. Chacun son métier!» «Ce talus permet aussi d'intégrer la carrière dans le paysage et éviter une pollution visuelle. Et cela prépare également au rendu du site à la fin de l'exploitation en 2039. Tout a été prévu. Cela deviendra un plan d'eau.» «Toujours pour le bruit, nous avons installé, sur nos camions, un signal avertisseur différent pour la marche arrière. Plus de "bip bip" mais le "cri du Lynx" qui s'entend moins à distance donc dérange moins les riverains.» «Nous utilisons des explosifs pour creuser. Mais grâce à l'amélioration des techniques et des mesures, nous surveillons le niveau des vibrations à chaque tir. Et nous optimisons pour en faire un minimum.»
Concertation avec les riverains
«Une carrière, ça génère beaucoup de poussières. Nous arrosons régulièrement et un pédiluve, d'un coût de 200.000€ a été installé pour les roues des camions.» «La concertation est aussi très importante tout au long de l'exploitation. Des réunions avec les riverains et les élus sont organisées. Un cahier est disponible pour toute remarque.» «Nous avons aussi fait des visites. Une dame y est venue, elle m'a dit: «Je me plaignais depuis des années, mais je ne savais même pas ce que vous faisiez!» Elle était ravie de pouvoir enfin voir. C'est dans ce sens qu'il faut travailler.» «Il y a beaucoup de points à satisfaire mais on ne peut plus se contenter de creuser dans notre coin.»
Carrières Bretonnes
(Garlan) Responsable du site: Christophe Le Garzic 9 salariés Chiffres d'affaires: N/C 02 98 15 22 01