« Restaurateur à Montmartre, Stéphane Cachelin trouvait très disgracieux les potelets (petits poteaux destinés aux lieux publics et privés pour délimiter des endroits, sécuriser, guider et organiser les flux de véhicules et de passants, Ndlr) installés devant son établissement. Il a eu l'idée de confectionner des pots de fleurs pour les décorer, avec l'idée de participer à la végétalisation de la ville. Présentée au concours Lépine 2016, son invention a reçu la médaille d'or pour la France et s'est classée seconde au niveau européen du concours. Il avait besoin d'un partenaire pour industrialiser son innovation, c'est pourquoi il s'est tourné vers nous. Depuis 1970, Lascaux est spécialisée dans le mobilier urbain métallique sur mesure : barrières, corbeilles, bancs, bornes, jardinières et bien sûr potelets ».
Le marché de la végétalisation urbaine
« Nos clients potentiels sont les villes, les collectivités, et aussi les entreprises de travaux publics. Le marché qui s'ouvre à nous est potentiellement très important puisque, par exemple, Anne Hidalgo la maire de Paris s'est engagée à végétaliser 20 % de sa ville. Paris a d'ailleurs montré une marque d'intérêt forte pour notre produit ainsi que la ville de Bordeaux. Le chapotelet est fixé au potelet grâce à un tube de métal qui vient se placer sur une bague en polyuréthane, un système de fixation développé par Lascaux. Proposé en plusieurs couleurs, le pot de fleurs ou chapotelet peut également accueillir un emblème ou blason d'une ville. Il subit un traitement anticorrosion et bénéficie d'une peinture cuite au four qui lui donne un aspect brillant. C'est un produit 100 % français réalisé entre notre site Lascaux de Saint-Aubin-sur-Gaillon et notre métallerie de Lisieux. Pour ce nouveau produit, j'ai créé une nouvelle société « Le Chapotelet » intégrée à ma holding Soho créée en 2003 et qui regroupe, entre autres, Lascaux, Entrevoies, spécialiste en signalisation lumineuse pour véhicules et la métallerie de Lisieux ».
Végétalisation participative
« Le chapotelet sera aussi l'occasion de faire participer les habitants à la végétalisation de leur lieu de vie. L'idée, c'est de fournir les pots aux riverains et qu'ils entretiennent les végétaux. Un système de code-barres permettra de vérifier que l'utilisateur entretien régulièrement les végétaux. Dans le cas contraire le pot sera attribué à une autre personne. Le chapotelet (environ 200 euros, Ndlr) est la promesse d'une transformation du paysage urbain à moindre frais pour les villes, avec un côté écologie participative qui plaît beaucoup. Pour réussir notre lancement commercial nous mettons sur pied une grande campagne de publicité nationale qui doit démarrer début 2017. Un investissement important pour une PME comme la nôtre, de l'ordre de 50 000 euros, parce que l'on croit au potentiel de ce nouveau produit ».