ISO 26000 et GRI: guides d'orientation durable
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ISO 26000 et GRI: guides d'orientation durable

ISO 26000 et Global reporting initiative (GRI). Derrière ce jargon, deux démarches ont en commun d'avoir été élaborées par consensus au niveau international. Leur rôle et leurs publics, en revanche, diffèrent: quand ISO accompagne les entreprises de toutes tailles, GRI s'adresse plutôt à celles cotées en Bourse.




Un guide vers la performance globale

Le texte de l'ISO 26000 vient d'être approuvé, fin 2010, après cinq années de négociations mondiales. Il propose de guider les organisations dans la mise en place d'une politique de RSE et d'évaluer leur engagement. «Les entreprises souhaitent savoir si elles vont dans la bonne direction. Elles veulent aussi valoriser leur démarche globale», décrit Erwan Chaniot, auditeur Qualité, sécurité, environnement à l'Afnor (Association française de Normalisation). À l'issue de l'audit d'une PME - qui peut durer de trois à cinq jours pour 1.500euros par jour - le cabinet d'études remet une attestation valable trois ans, avec un suivi à dix-huit mois. Celui-ci précise et note la pertinence et le niveau de maturité de l'entreprise en matière de RSE.




Éviter le greenwashing

La Global reporting initiative est un cadre de référence international, une charte de responsabilisation que les organisations s'engagent à respecter. «Le but de la GRI est d'harmoniser le contenu des rapports annuels sur le développement durable, afin d'éviter le greenwashing», traduit Stéphane Anelli d'Ecocert. À la différence de l'ISO 26000, qui est une méthode, la GRI établit de grandes règles de communication des résultats de l'entreprise. Prenant en compte la mondialisation et l'interconnexion permanente entre les économies, elle définit les indicateurs communs et partagés par tous en matière de RSE.

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