Les créateurs
Grenoblois, agé de 57 ans, Jean-Luc Courtial est diplômé de biologie appliquée et compte 30 ans d'expérience au sein d'entreprises de santé (Roche Diagnostics et Beckman Coulter) dans les fonctions marketing et commerciales, la gestion de projet et le management d'unité. De profil complémentaire, Chambérien, Antoine Fagot, 25 ans, est, lui, rôdé aux stratégies digitales. Le web est en effet le premier canal de communication et de diffusion de la marque.
Le concept
Philémon-1889 a vu le jour il y a 18 mois suite au constat de carence de produits adaptés à la pilosité de l'homme et au soin masculin dans sa globalité. L'idée est de décliner une gamme cosmétique de qualité, en valorisant le savoir-faire et le label made in France via des partenariats industriels locaux et nationaux. « En France, 19 millions d'hommes sont en âge de se raser ou barbus. 60 % d'entre eux portent la barbe de trois jours ou plus. Ces hommes sont en quête de soins spécifiques », relève Jean-Luc Courtial. Pour les toucher, la marque communique d'abord auprès des 20 millions de femmes prescriptrices (70 % des ventes). « Ce marché représente un budget de plus de 660 millions d'euros annuels. » La marque officie ainsi sur les réseaux sociaux, arborant des produits aux signatures décalées, telles Le Mâle Aimé, le Mal baisé, le Mâle Propre... Pure player, le modèle économique repose sur des ventes directes, plus rentables, via la e-boutique et sur des plateformes de vente en ligne spécialisées. En parallèle, la nouvelle signature s'appuiera sur le réseau national des coiffeurs/barbiers avec de premières livraisons en boutique prévues mi-novembre.
Les contraintes financières
Les minima de production imposent un investissement financier lourd de 140 K?. « Nous assumons le risque de l'entrée sur le marché et finançons sur fonds propres 40 % de la pré-série », précise Jean-Luc Courtial. Car l'ambition est de produire pour Noël, la moitié des produits du catalogue. Soit, 3.000 unités couvrant 5 références de produits. Pour relever le défi, la marque a fait appel en septembre à ses clients potentiels en lançant une campagne de financement participatif sur Ulule avec un objectif de 25.000 ?. Le concours bancaire sera déterminant. Pour conforter son assise financière, la marque vient de lancer un appel à mécénat auprès des TPE et PME, en proposant des coffrets cadeaux d'affaires pour les fêtes de fin d'année.
Les objectifs.
La première année, l'entreprise ambitionne de réaliser 200.000 ? de CA. En 2016, Philémon poursuivra son déploiement national en nombre de points de vente (potentiellement 60.000 coiffeurs), et animera son réseau avec une équipe de commerciaux indépendants. La marque devrait également investir la distribution sélective (44 % du marché) et la parapharmacie (19 %). Philémon prévoit d'amorcer son développement à l'international, en participant à des salons professionnels dès 2017.
Agnès Le Men
Philémon-1889
(Bernin) Co-fondateurs : Jean-Luc Courtial, président et Antoine Fagot www.philemon1889.fr