Isère : Développement sous pavillon international pour HydroQuest
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Isère : Développement sous pavillon international pour HydroQuest

Spécialisée dans la production d'électricité provenant des courants fluviaux, estuariens et marins, la start-up lance une nouvelle gamme d'hydroliennes pour conquérir un marché mondial.

Grenoble, la cité de l'hydroélectricité ? C'est en tous les cas sur ces compétences, fruit d'un héritage historique et industriel, que la start-up HydroQuest mise pour conquérir les mers et les fleuves à l'international. Avec ses hydroliennes à double axe vertical, déjà testées sur plusieurs sites (Grenoble, Orléans, Guyane) et qui résultent de 9 brevets développés en partenariat avec EDF, Grenoble-INP et le CNRS, HydroQuest vise le marché fluvial. Un marché estimé mondialement à près de 15 Md€. « Il se situe à la fois en Europe et dans les pays en développement comme l'Afrique, l'Amérique du Sud ou l'Asie », explique Jean-François Simon, président d'HydoQuest.

Deux relais de croissance à développer
La société iséroise vient de commercialiser ses deux premières gammes d'hydroliennes, destinées aux producteurs d'électricité (grands groupes mais aussi PME) et aux promoteurs en charge de développer des sites de production d'énergie. « Nous sommes en passe d'avoir la première hydrolienne à être raccordée au réseau électrique français (ERDF), après expérimentation réussie à Orléans », annonce le président.
En parallèle, la start-up mise aussi sur deux autres marchés de niche : le marché estuarien, proche du fluvial, avec le développement d'une machine d'une puissance de 100kW qui sera installée courant 2016 à Bordeaux, portée par les instances régionales. Mais aussi la production d'énergie en mer, à travers la signature d'un accord de partenariat avec les Constructions Mécaniques de Normandie (CMN) de Cherbourg, en vue de fabriquer une machine d'une puissance de 2 mégawatts.
« Nous sommes encore en phase de prototype. Une première version de 600 kw sera réalisée courant 2016 tandis que la mise en marché ne se fera pas avant 2018 », précise Jean-François Simon. Un marché très spécifique, qui s'adresse uniquement aux localités possédant de forts coefficients de marée, comme c'est le cas sur une quinzaine de sites dans le monde situés en Bretagne, dans la Manche, les Iles britanniques, l'Est du Canada et en Corée du Sud.

Un partenaire industriel
Sur le marché marin, HydroQuest navigue face à des grands groupes français comme Alstom, DCNS ou Siemens tandis que sur le marché fluvial, elle fait plutôt face à des PME européennes et canadiennes, comme Tocardo aux Pays-Bas. « Aucun grand groupe ne s'intéresse au marché fluvial, car il est trop petit et nécessite des technologies spécifiques », glisse Jean-François Simon.
Si la compagnie a jusqu'ici réussi à se développer sans avoir besoin de lever des fonds, elle compte faire entrer d'ici les prochains mois un partenaire industriel pour l'accompagner dans ses projets. Son objectif ? Parvenir à vendre, à terme, des parcs complets d'hydroliennes, assortis à une offre de services comprenant par exemple la gestion et la maintenance de parcs pour consolider son business model. Après avoir enregistré un CA de 400.000 € en 2014, elle ambitionne de franchir le cap du millon d'euros en 2015.

HydroQuest
(Meylan)
Président : Jean-François Simon
12 salariés
CA 2014 : 400.000 €
www.hydroquest.net

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