Investissements publics : Les collectivités tiennent encore bon
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Investissements publics : Les collectivités tiennent encore bon

Principal atout de la région Bretagne pour affronter la sortie de crise? «Sa bonne gestion», si l'on en croit Jean-Pierre Demolis, directeur général de la banque Dexia. «Grâce à un bon niveau d'autofinancement et en utilisant les mesures du plan de relance, le recours à l'emprunt y reste maîtrisé. Néanmoins, à côté de ces bons indicateurs, des chiffres inquiètent.»




Baisse de l'épargne brute

La baisse de l'épargne brute de 2,2% des collectivités apparue en 2008 s'est par exemple accentuée (-3,6%) en 2009 du fait d'une progression moindre de leurs recettes de fonctionnement (+1,8%) et d'une décélération moins rapide de leurs dépenses (+3,9%). En dépit d'une maîtrise des dépenses de personnel et de gestion courante, les collectivités locales bretonnes doivent en effet faire face à une forte hausse de leurs dépenses sociales. Elles représentent un peu plus de la moitié des dépenses des conseils généraux. En Bretagne, où la population est vieillissante, ces dépenses concernent surtout les aides aux personnes âgées et aux personnes handicapées alors qu'au niveau national, ce sont surtout des dépenses liées au RMI et au RSA.




Questions autour du BTP

Cette augmentation des dépenses des conseils généraux explique la diminution de leur niveau d'autofinancement et pose question pour l'avenir notamment au sein des professionnels du BTP. «Pour maintenir leurs investissements, les collectivités cherchent des marges de manoeuvre», explique Jean-Pierre Demolis. Et pour tenir leurs finances tout en s'efforçant de répondre aux besoins des populations, elles vont avoir à faire des arbitrages, à opter pour des investissements à dépenses de fonctionnement moindre. Des rénovations plutôt que des constructions neuves, des routes et des ronds-points plutôt que des piscines et des crèches.

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