Selon le dernier baromètre EY de l’attractivité de la France, la Nouvelle-Aquitaine a enregistré 49 projets d’investissements étrangers en 2024, soit une diminution de 25 % par rapport à l’année précédente. Bien plus que la baisse nationale (14 %) et européenne (5 %). A noter que la France reste le pays d'Europe qui attire le plus de projets d'implantations et d'extensions portés par des entreprises à capitaux étrangers.
Ne rassemblant que 5 % des financements venus de l’international, la Nouvelle-Aquitaine ne se classe qu’en 8e position des régions, loin derrière l’Île-de-France (25 %) et l’Aura (14 %). Pire encore pour les emplois créés, avec une chute de 57 % (1 662 en 2023 et seulement 717 en 2024), et une avant-dernière place dans le classement des régions. Il apparaît que les investissements industriels étrangers génèrent particulièrement peu d’emplois dans la région (20 par projets en moyenne versus 33 en moyenne nationale).
Ce n’est donc pas le territoire qui contribue à maintenir la France, en dépit d’un chiffre en baisse à l’échelle nationale, à son rang de leader européen en termes de projets d’investissements étrangers (pour les emplois créés la France est troisième).
La part belle pour les territoires de moins de 100 000 habitants
La Nouvelle-Aquitaine se distingue par la diversité de ses secteurs d’accueil, notamment les métaux et minéraux, l’électronique, et les logiciels et services IT.
La région se singularise par sa capacité à capter des investissements industriels, qui représentent près de la moitié des investissements étrangers. Elle attire aussi des centres de services et des bureaux commerciaux.
Les territoires de moins de 100 000 habitants ont capté 61 % des emplois créés, une proportion bien supérieure à la moyenne nationale de 30 %.
Parmi les projets notables, le luxembourgeois Eurofins a investi 5 millions d’euros pour agrandir son site pharmaceutique à Saint-Augustin (Corrèze) en créant 20 emplois, tandis que la greentech allemande Gauss Fusion, spécialisée dans la fusion nucléaire crée un centre à Mérignac. L’agence de marketing britannique Team Lewis s’implante elle à Bordeaux et l’italien Iveco renforce sa production de bus à Rorthais dans les Deux-Sèvres via un projet Choose France.