Interview SA : Balbutiements à l'export
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Interview SA : Balbutiements à l'export

Interview SA innove avec des écrans tactiles pour la saisie de données et veut exporter au Brésil et en Allemagne.

La remontée de l'informationest une idée qui a germé dès 1998, chez Alain Bouveret, lorsqu'il était salarié chez Alma. Créée en l'an 2000, Interview SA s'appuie sur le développement d'une plateforme logicielle d'échanges destinée à organiser et à structurer tous types de remontées d'informations. Avec vingt-neuf salariés, la société qui a connu une croissance de 25% de 2005 à 2008 poursuit avec une croissance de 10% cette année et continue à étoffer son équipe avec des embauches ciblées développeurs informatique ou chargés d'études en accompagnement méthodologique. «Nous sommes passés de douze à dix-neuf salariés en dix mois et souhaitons atteindre la quarantaine de salariés dans vingt-quatre mois», précise le président du directoire, fondateur de la société.




Grands comptes et innovation

Cette plateforme simple, générique et immédiatement opérationnelle pour ses utilisateurs, a séduit les grands comptes tels que EDF, Schneider Electric, Orange FT, Michelin, Auchan, Air France, SFR, Total... La plupart utilisent l'Enterprise Feedback Management (EFM) dans une démarche qualité: analyse de la satisfaction du client, de la hotline pour des services informatiques ou encore pour être à l'écoute des salariés et mettre en place rapidement une action. «Nos clients trouvent parfois des utilisations auxquelles nous n'avions pas pensé. Récemment, EDF a utilisé la plateforme afin de suivre la pandémie de grippe A au sein du groupe. De son côté, France Télécom envoie trois millions de formulaires par mois pour sonder le moral des entreprises sur la base de trois questions», commente Alain Bouveret.




Traduit dans dix-huit langues

Dernière innovation: des bornes interactives sur un lieu autorisant les saisies en direct. La banque du sang est équipée de bornes tactiles embarquées dans le camion. Elles ont permis la saisie d'informations auprès de 3.000 donneurs de sang sans avoir à re-saisir les bulletins de renseignements. «Ce type d'application est particulièrement intéressant pour une collectivité locale qui souhaite faire un sondage, par exemple sur les déplacements des habitants. Nous allons également installer un pilote à Décathlon et dans un restaurant d'entreprise», ajoute-t-il. Aussi efficace pour réaliser un sondage que pour lancer un produit, créer un événement ou envoyer une invitation, la démarche EFM s'exporte. Le logiciel a été traduit dans dix-huit langues à la demande de multinationales qui ont souhaité l'utiliser dans leurs filiales. Les clients en Allemagne tels que Daimler, Zeïss, Henkel ou Merck ont conduit la société à confier à un consultant, en liaison avec Daimler, le développement de ce marché depuis Stuttgart. L'opportunité d'une connaissance a conduit à l'ouverture d'un bureau à Porto Alegre, au Brésil, dans ce pays-continent où les perspectives de croissance sont à deux chiffres. «Nous souhaitons doubler notre chiffre d'affaires à l'export pour passer de 17 à 30% dans trois ans», conclut-il.

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