Les produits de l’Union européenne importés aux États-Unis sont désormais taxés à hauteur de 15 %. Un accord qui évite la guerre commerciale, selon Maros Sefcovic, le commissaire européen en charge des négociations, mais en deçà des attentes du secteur des vins et spiritueux, qui s’attendait à mieux.
"Une profonde déception" pour les vins et spiritueux
Déjà affecté par d’importantes taxes en Chine, le secteur espérait être exclu de la liste des biens taxés à l’importation. Il sera finalement imposé à 15 %, comme la règle générale. "La non-exemption des vins et spiritueux du droit de douane de 15 % est une profonde déception", a aussitôt réagi Gabriel Picard, le président de la Fédération des Vins et Spiritueux. "Cette décision sera extrêmement préjudiciable aux exportateurs français et européens mais aussi aux importateurs grossistes et détaillants américains", poursuit le président de la fédération. Il compte désormais sur l’Union européenne pour poursuivre les discussions avec leurs homologues états-uniens et parvenir à retirer les vins et spiritueux de la liste des produits taxés, tel que c’était le cas avant avril.
Une "plus grande sécurité" pour les constructeurs automobiles
L’annonce des 15 % de droits de douane a au contraire rassuré le secteur automobile. Auparavant lourdement taxé à hauteur de 27,5 %, ce nouveau montant permet aux constructeurs de souffler. "Cette confirmation est une étape positive qui offre une plus grande sécurité à notre secteur", a salué Sigrid de Vries, la directrice générale de l’Association européenne des constructeurs automobile (ACEA), dans un communiqué de presse. L’ACEA attend désormais que l’Europe poursuive la dynamique "en atténuant l’impact des droits de douane qui coûtent déjà des millions d’euros aux constructeurs automobiles chaque jour".